Belgique – Hospitalisations – Vaccinés / Non-vaccinés - Évolution. 26 novembre 2021.

Publié le 26 Novembre 2021

 

Pour la 4ème fois consécutive, sciensano nous propose des données d’hospitalisation selon le statut vaccinal dans son bulletin hebdomadaire.

Les deux derniers bulletins hebdomadaires de sciensano, des données selon le statut vaccinal sont également présentées pour les « cas » et pour l’USI. C’est trop peu pour présenter une donnée d’évolution fiable, une semaine supplémentaire est nécessaire.

 

La question qui est posée ici n’est pas tant les données instantanées que l’évolution des données au cours du temps.

 

En effet, depuis le mois de septembre, vraisemblablement, une poussée des « vaccinés » dans les différents indicateurs (« cas » / Nouveaux hospitalisés / USI) tend progressivement à supplanter les non-vaccinés. La progression est en effet plus forte chez les vaccinés que chez les non-vaccinés. Le processus apparaît lent, mais ...

 

C’est cette progression que je vous propose d’examiner.

 

 

1/ Données globales, chiffres bruts.

 

Graphique 1. Les données en chiffres bruts sont ventilées selon le statut : vaccinés complets, partiellement vaccinés, non-vaccinés.

Il est très clair que nous avons une poussée des vaccinés dans les indicateurs qui est supérieure à celle des autres statuts (partiellement vaccinés – non-vaccinés). Cela représente, en %, la progression suivante (par rapport aux autres statuts) : 61,4 % (11-24 octobre) ; 62,9 % (18-31 octobre) ; 66,2 % (1-14 novembre) ; 66,5 % (8-21 novembre).

Je vous mets ce graphique d’évolution en chiffre brut. Vous avez ainsi une vue très concrète de cette évolution.

 

 

Graphique 1bis. Il y a donc une différentielle qui s’agrandit entre le nombre de nouveaux hospitalisés vaccinés complets et non-vaccinés. Je vous mets ce graphique tout simple (donnant la différence de « nbre vaccinés » moins « nbre non-vaccinés »). Je trouve que l’évolution devient assez impressionnante.

 

 

 

 

2/ Données par 3 tranches d’âge.

Données par 3 tranches d’âge, exprimée en moyenne journalière sur les deux semaines considérées. Les partiellement vaccinés ne sont pas comptabilisés.

Attention, les échelles, selon le groupe d’âge, sont très différentes.

 

Graphiques 2, 2bis, 2 ter.

Quel que soit le groupe d’âge, la progression plus accentuée des vaccinés en nouvelles hospitalisations semble visible dans les 3 groupes, même pour le groupe des plus jeunes (12-17 ans).

*Pour la tranche 12-17 ans. Attention, les chiffres sont vraiment très petits et dès lors leurs signification aléatoire. Sous cette réserve, la situation des vaccinés apparaît très favorable par rapport aux non-vaccinés, avec cependant une dynamique qui leur semble plus défavorable. Le suivi dans le temps nous donnera sans doute plus de réponse. Comme ce sont les derniers vaccinés, ce qui va se passer dans ce groupe sera vraiment intéressant pour comprendre si une troisième dose chez les anciens vaccinés est d’une quelconque utilité.

*Quant au groupe des 18-64 ans, là aussi la dynamique de progression est défavorable aux vaccinés, de sorte le nombre de nouveaux hospitalisés vaccinés a dépassé aujourd’hui celui des non-vaccinés.

*C’est dans le groupe le plus âgé (65 ans et plus) que la situation d’échappement au vaccin semble s’accentuer de plus en plus. Ce sont les vaccinés qui sont de loin les plus touchés et la dynamique ne leur est pas favorable.

Remarquons que les nouvelles hospitalisations journalières des non-vaccinés de cette tranche d’âge (24,64) est inférieure à celles de la tranche d’âge de 18-64 ans, tant pour les vaccinés (37,5) que les non-vaccinés (33,14). Par contre la donnée pour les vaccinés de 65 ans et plus est réellement plus élevée (106,21).

 

 

 

Conclusions.

 

Bien qu’il y aurait beaucoup à dire et à objecter, néanmoins si on devait exprimer ces données brutes en taux par nbre de vaccinés, de partiellement vaccinés et de non-vaccinés, selon, la vaccination apparaîtrait toujours la situation la plus favorable.

 

Ce n’est pas le propos de ce papier-ci.

Le propos est d’examiner une dynamique, d’essayer de comprendre ce qui se passe.

 

Et ce qui se passe semble montrer que le virus a trouvé le moyen de contourner l’immunité conférée par les vaccins-thérapies géniques monoclonaux (outre une moins grande sensibilité aux anticorps monoclonaux), et qu’il est en train de s’engouffrer dans la brèche avec une vigueur en augmentation.

Quelle est cette brèche ? J’ai essayé d’apporter quelques lumières avec les « Graphiques n°49 ». (Cependant soyons clair, je sors quelque peu de mon domaine d’excellence en abordant cette question de cette manière.) Parce qu’il y a bien une hypersensibilité des vaccinés à l’infection et les données sciensano à ce propos semble aller dans ce sens (non présenté ici). De toute façon, les données anglaises sont très claires à ce propos : oui, les vaccinés semblent plus susceptibles à l’infection que les non-vaccinés.

Remarquons, sans autre commentaire, que les pays peu vaccinés ne connaissent pas l’agitation virale actuelle, et qu’au contraire, les pays fortement vaccinés connaissent une véritable agitation virale. Il y a quelques exceptions (par ex. la Suède) qu’il serait utile d’étudier par une approche scientifique honnête, exempte de lien d’intérêt.

 

Donc, suite aux données de la semaine prochaine qui préciseront tout ceci et à la présentation qui devient possible (en dynamique) des données de « cas » et USI.

 

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Rédigé par Christophe de Brouwer

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