Covid Belgique – Graphiques 51 - Deuxième année – 27 novembre 2021 (semaine 47).

Publié le 27 Novembre 2021

"Fais ce que doit, et laisse parler les hommes"
 
Introduction

 

La situation est particulière.

 

*D’une part la forte mise sous pression de la population par le triste complexe mediato-experto-politique, en utilisant les moyens de la peur, de l’angoisse et de la discrimination (et parfois en distillant la haine).

Un des moyens pour faire peur, est d’avoir augmenté de façon vertigineuse le nombre de tests réalisés et donc mécaniquement le nombre de tests positifs. Ne vous laissez pas avoir.

*D’autre part, on a effectivement une augmentation du taux de « cas » (« cas »/tot tests) relativement significative (on est cependant loin de niveau atteint lors de la poussée épidémique d’octobre-novembre 2000). Ce taux évolue très peu depuis une dizaine de jours. On est sorti de la dernière exponentielle qui, d’ailleurs, montrait une pente moins importante que la précédente. Nous savons aujourd’hui que cette augmentation de taux est surtout le fait de personnes vaccinées (je présenterai les données la semaine prochaine). Est-ce le sommet de la courbe en cloche comme le laisse supposer les donnés d’autres pays, comme par exemple la Russie qui est maintenant en franche décroissance ? Ou est-ce un plateau temporaire ? La semaine qui vient nous le dira.

*Par contre, l’augmentation de l’hospitalisation reste sur un mode plus calme et concerne également majoritairement les vaccinés (cf article sur ce thème). Le niveau atteint est grosso-modo celui observé lors de l’agitation virale, variant anglais, de mars-avril. Avec un bemol, la situation de nos hôpitaux ne cesse de se dégrader. Nous sommes dans une situation inédite qu’il faudra un peu de temps pour analyser.

*Quant à la mortalité attribuée au covid, il n’y a rien de particulier à signaler, on est en régime d’automne-hiver assez banal, et c’est cela la vraie bonne nouvelle.

 

Et cela continue pour le variant delta (indien) qui verrouille encore et toujours la situation à environ 99 % des séquençages. Il y a cependant  un sous-variant, AY 43, qui semble prendre le pas sur tous les autres, mais cela reste fluctuant. Le variant originel delta, lui, tend actuellement à disparaître.

 

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

 

Semaine 42 : du 17 au 24 octobre

Semaine 43 : du 25 au 31 octobre.

Semaine 44 : du 1 au 7 novembre.

Semaine 45 : du 8 au 14 novembre.

Semaine 46 : du 15 au 21 novembre.

Semaine 47 : du 22 au 28 novembre.

 

Pour lire les graphiques dynamiques, en bref : on compare une semaine à la précédente : ce qui est au-dessus de la ligne 0, montre une augmentation d’une semaine sur l’autre. Ce qui est en dessous montre une diminution. L’augmentation est maximum lorsque elle atteint le niveau +1.

Lorsque la courbe tourne autour de 0, semaine après semaine, cela montre une situation très stable (minimes modifications d’une semaine sur l’autre).

J’ai expliqué le principe de ces graphiques dynamiques dx/dt, avec mon post du 4 janvier sur MeWe et sur FB: https://www.facebook.com/christophe.debrouwer/posts/10218665434128461

Pour l’abscisse, j’ai remis le chiffre entier des semaines qu’il faudra donc prendre dans sa moitié. C’est une simplification.

 

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

 

 

1. Taux de « cas »

 

Je rappelle que le taux représente le nombre de « cas » sur le nombre total de tests réalisés (durant le période considérée).

1.0. Je vous repropose ce graphique qui vous montre l’évolution du nombre des tests au cours du temps. On atteint des niveaux jamais vu du nombre de tests pratiqué depuis le début de la crise (et donc, mécaniquement, des tests positifs) pour la semaine 46. Très curieusement, ce sont, assez spécifiquement, les 20-64 ans qui sont concernés par cette flambée de testing. Pourquoi ? Cela semble n’avoir aucun sens. Toujours est-il que mécaniquement ce sera chez eux que le nombre de « cas » est en augmentation, et compte tenu de l’absurdité du système (vous allez à l’hôpital pour une autre condition, vous êtes testés PCR +, vrai ou faux, vous vous retrouvez en salle covid en bonne santé).

 

 

1.1. & 1.2. Le niveau actuel du taux s’est invité à 15,413 % (moyenne sur 7 jours glissants). Le 18 novembre, le taux était de 15,032. On ne peut pas dire que l’augmentation du taux soit très franche sur ces derniers 10 jours !!! Game over ou plateau intermédiaire, je ne sais pas. La semaine qui vient nous le dira.

 

 

1.3. Les courbes dynamiques dx/dt de taux de « cas » hebdomadaires par tranches d’âge montre clairement que la dynamique concerne les 0-79 ans. Les deux autres tranches d’âge (80-89 et 90+) ne montre rien de particulier. Il nous faut faire attention d’un biais possible lié à la forte augmentation des tests visant spécifiquement les 20-64 ans (cf graphique 1.0).

 

 

1.4. Graphique dynamique dx/dt concernant les taux de « cas » ("cas"/total_tests) par Régions. La Flandre montre la plus forte dynamique, mais la résilience semble à portée de main. Les données restent synchrones entre les 3 Régions, il n’y a pas lieu de discriminer l’une plutôt que l’autre.

 

 

1.5. Je vous remets à nouveau ce graphique intuitif qui lie hospitalisation à taux de cas, en ajustant au mieux les échelles de façon à faire coïncider au plus près leurs courbes durant l’agitation virale lié au variant anglais (avril : semaines 13 à 17). Cela permet de parfaitement visualiser le vide actuel (flèches vertes) entre le taux de cas et les hospitalisations. Nous continuons d’observer une distorsion entre taux de « cas » et les indicateurs de l’hospitalisation : elle apparaît de plus en plus prononcée. C’est manifestement la signature du variant « delta » (indien), nettement moins agressif que le variant anglais.

 

 

1.6. À titre d’analyse, je vous remets le graphique portant sur la recherche des exponentielles. (Les données sont sous logarithme népérien, une droite signifie une exponentielle, sa pente montre la vigueur de l’exponentielle.) Nous avons une première exponentielle au mois d’octobre de cette année dont la pente est assez raide. Puis une courte période plus calme, et ensuite une seconde exponentielle au mois de novembre dont la pente est moins abrupte, ce qui est un élément positif. Depuis 10 jours, nous sommes sortis de cette exponentielle. (Et c’est évidemment quand tout semble graduellement se calmer, avant d’entrer éventuellement en décroissance que des mesures sont prises : absurde n’est-il pas?)

 

 

 

 

2. Variables hospitalisations.

 

Les données françaises donnent, en 2020, une activité hospitalière de 2 % consacrée au covid, ce qui est vraiment très bas, avec une baisse de fréquentation de 50 %. Lorsqu’on téléscope ces deux données, on comprend que l’on est face à un problème majeur de gestion hospitalière, alors que cela n’aurait pas dû avoir lieu.

En Belgique, on a eu quelques données assez similaires concernant l’activité hospitalière (mise à jour le 3/8/2021).

Factuellement, actuellement 18,7 personnes estampillées covid sont hospitalisées par semaine (semaine se terminant le 26 novembre), soit 2,7 par jour, et par 100 000 habitants (Namur par exemple) : est-ce un problème de santé public ? Individuellement, c’est bien malheureux (et j’en sais quelque chose), mais sur le plan de la santé publique, ce n’est pas un réel problème, un souci sans doute, mais pas un réel problème de santé publique. Ceci est une évidence et pourtant notre ‘complexe’ mediatico-experto-politique en font des pataques et des pataques afin de convaincre, par l’angoisse et la peur, du bien fondé de leurs mesures aggravées de contrôle social, qui sont, dans la vraie vie, totalement inutiles et probablement contre-productives.

Tous les indicateurs hospitaliers, moyennées sur 7 jours, sont en fait assez bas, comparables avec l’agitation virale du variant anglais, mais c’est évidemment beaucoup moins que lors de la poussée épidémique d’octobre-novembre 2020 (variant européen « 4 »).

 

@@@@@@@

 

2.1. Ce graphique dynamique dx/dt, explore la chronologie des différentes variables « Nouvelles hospitalisations covid », « Nombre d’hospitalisés covid », « Nombre covid en USI ». Ce graphique, comparant la semaine 46 sur la semaine 45, montre des dynamiques qui restent positives, mais ce n’est pas très particulier, ni très prononcé.

 

 

2.2. Comparaison des variables hospitalisations en 2020 et 2021 (jusqu’au 26 novembre). Les courbes liés aux indicateurs hospitaliers confirment le graphique dynamique précédent. Il n’y a pas grand-chose à en dire, on remarque une hausse très modérée des hospitalisations (et certainement par rapport à la hausse du taux de « cas » (« cas »/tot tests)).

 

 

2.3. Grippe toutes causes et hospitalisations. Comme on peut le voir, le niveau de circulation des "virus à caractère grippal" est plus soutenu, à même dépassé le seuil épidémique lors des semaines 42 à 46. En termes différentiés, cette dernière semaine, seulement 48 % sont liés au covid. Il nous faut à nouveau relativiser l’impact du covid en termes de santé publique.

 

 

2.4. À titre d’analyse, ce graphique compare la différence entre entrées et sorties de l’hospitalisation et la différence du nombre d’hospitalisés d’un jour sur l’autre. Le bilan entrées-sorties est en hausse mais nettement moins que le nombre d’hospitalisés d’un jour sur l’autre. L’hôpital continue à « créer » de plus en plus d’hospitalisés covid par rapport aux entrées-sorties (313 hospitalisés covid « créés » par l’hôpital ce 26 novembre contre 262 la semaine précédente). Cette situation inédite se prolonge et s’amplifie donc.

 

 

 

3. Mortalité.

 

La mortalité générale (toutes causes) continue à connaître une légère surmortalité par rapport à l’attendu de statbel* qui ne peut pas être expliquée par la très relative augmentation des décès attribués au covid. En fait c’est l’inverse, on a déjà connu ce phénomène. Une augmentation de mortalité générale entraîne automatiquement une augmentation de décès faussement attribuée au covid (cf canicule de 2020). Il y a depuis quelques semaines une cause de sur-mortalité, surtout chez nos aînés, que le tout covid et le tout vaccin covid, empêche littéralement d’examiner. Sur le plan de la santé publique, une telle situation est néfaste à la surveillance de la santé de la population.

 

*L’attendu de statbel est très insuffisant, tout comme celui de sciensano qui change au gré du vent sans avertissement : on n’est jamais mieux servi que par soi-même et puisque j’ai les données démographiques ad-hoc, je vais créer un attendu de qualité : peut-être déjà la semaine prochaine.

 

La mortalité attribuée au covid reste dans les normes saisonnières, connaissant une légère hausse, comme les graphiques 3.3. permet de le constater (comparent la mortalité générale avec la mortalité attribuée au covid.)

 

Nous n’avons pas de données selon le statut vaccinal de la mortalité attribuée au covid en Belgique.

Néanmoins les dernières données brutes anglaises (rapport du 25 novembre 2021) sont sans ambiguïtés, pour les semaines 43 à 46 : 80 % des décès (2903) dans les 28 jours du test positif arrivent chez les vaccinés, alors que 20 % (708) le sont chez les non vaccinés. (En travaillant par taux -nbre décès/nbre personnes dans la cohorte, selon le statut vaccinal-, bien que sujet à discussions et contestations, un avantage au vaccin semble subsister.)

Pour les décès à 60 jours du test positif, les données sont similaires : 81 % de décès chez les vaccinés (3474) et 19 % (810) chez les non vaccinés (quant au taux, même remarque).

Il y a donc un phénomène d’échappement du virus au vaccin qui semble en cours dans tous les ‘compartiments’ : « cas », nouvelles hospitalisations, USI et décès.

 

 

 

3.1. Mortalité générale : depuis la semaine 41, et donc la semaine 45, une petite augmentation par rapport à l’attendu de statbel est visible. Cette légère sur-mortalité, qui touche principalement les personnes âgées, n’est pas explicable par une mortalité attribuée au covid comme le démontre sans ambiguïté les graphiques 3.3. Cependant cela reste stable et bas pour à la semaine 45 (2312 décès contre 2246 décès la semaine précédente). Rien ou quasi rien de l’agitation virale du variant indien (delta) ne se répercute sur la mortalité générale, les causes de cette observation sont autres (que le tout covid et tout vaccin empêche d’analyser).

 

 

3.2. Comparaison avec 2020 et la dynamique des décès attribués au covid. Nous savons, par expérience, que ces décès sont loin d’être tous covid. De plus, ces décès ‘non covid’, dès lors mal attribués, accompagnent bien souvent des événements mortifères qui n’ont rien à voir avec le covid, c’en est quasi une conséquence. Néanmoins le diagramme 3.2. nous montre que nous entrons graduellement dans le « régime d’hiver. Cette mortalité spécifique attribuée au covid ne peut en aucune manière influencer la mortalité générale et c’est ce que démontre la série des graphiques suivants.

 

 

3.3. Ceci permet de comparer l’écart immense entre la mortalité générale (toutes causes) et la mortalité attribuée au covid, très basse (les échelles sont identiques). Comme on peut le constater, il y a un accroissement de la mortalité générale saisonnière (avec la saison froide qui vient, la mortalité générale augmente ‘naturellement’). Il y a un accroissement de décès toutes causes (mortalité générale) dans les tranches d’âge de 65 ans à 85 ans et plus, qui est cependant bien plus important que l’accroissement de décès attribué au covid.

 

 

3.4. Ce sont probablement les graphiques les plus importants de toute la série, je m’y attarde un peu plus. Examinons la mortalité générale (toutes causes) pour tranches d’âge. Attention aux échelles, elles sont différentes pour chaque tranche puisque la mortalité générale augmente avec l’âge.

*Les courbes des deux premières tranches d’âge (0-24 ans et 25-44 ans) montre une mortalité générale très basse (l’échelle va de 0,5 à 4 décès par jour en moyenne pour 7 jours, pour les 0-24 ans, et de 4 à 9 pour les 25 à 44 ans) sans réelle différence entre 2020 et 2021 (avec une telle courbe, l’intervalle de confiance est évidemment important). Bien que les courbes à ces âges-là soient très hachées (à cause du faible nombre), compte tenu d’un soupçon d’un accroissement de mortalité causé par la vaccination-thérapie génique, il est intéressant de suivre l’évolution de ces courbes sur plusieurs semaines. Actuellement, il n’y a rien à voir.

*La courbe de mortalité toutes causes (générale) des 45-64 ans. Actuellement, il n’y a rien de remarquable, elle se superpose convenablement à celle de l’année précédente qui était déjà parfaitement normale, la crise du covid n’ayant pas eu d’impact à ces âges.

*Les trois courbes de mortalité générale (toutes causes) correspondantes aux tranches d’âge 65-74 ans, 75-84 ans et 85ans. Elles montrent un petit accroissement qui explique entièrement le petit accroissement de la mortalité générale (toutes causes) des semaines 41 à 45, mais cela reste dans des fluctuations relativement ‘normales’ (et qui ne peuvent, répétons-le, en aucun cas être attribués au covid, ces fluctuations étant nettement plus grandes que celles attribuées au covid). Que ces populations soient peu vaccinées (mars) ou fortement vaccinées (maintenant), cela ne change donc apparemment rien, car il n’y avait et il n'y a, en réalité, toujours rien de très particulier (sinon un léger accroissement qu’on ferait bien d’étudier sérieusement et honnêtement) sur le plan de la mortalité générale (toutes causes) pour ces âges.

 

 

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

 

 

Conclusion.

 

Mon collègue de Paris, le prof Laurent Toubiana, dans une interview récente à France-Soir, parlait d’une nième farce. Le mot est fort. Je le rejoins. La disproportion des mesures par rapport aux faits réels est invraisemblable. La réalité des chiffres montrent in concreto une agitation virale, certes, mais qui n’a rien de fracassante, plutôt dans la normalité de la saison actuelle, ne concernant que 48 % des états grippaux de ce pays. Ce n’est évidemment pas dévastateur, tout le contraire. La situation est en réalité assez banale.

 

Il y a cependant un bémol. Le fait que les vaccinés se retrouvent de plus en plus nombreux dans les « cas » (proportionnellement au taux de vaccination, autant que les non-vaccinés, si pas plus, et cela s’accentue), mais aussi en hospitalisation, à l’USI ou en décès, n’est pas une bonne nouvelle. Une réévaluation complète et honnête de la situation et de l’apport/l’utilité vaccinal va être nécessaire.

 

La mortalité générale (toutes causes) reste basse, en fait assez conforme à la saison quoique montrant une légère surmortalité par rapport à l’attendu calculé par statbel, ni plus ni moins, comme je le soulignais dans l'introduction. Il n’y a aucune poussée épidémique covid actuelle (la mortalité est un critère majeur permettant d’avancer une poussée épidémique). Quant au taux de « cas » (« cas »/Nbre de tests), il est actuellement stationnaire. Le gap entre le taux de « cas » et l'hospitalisation augmente franchement (cf graphique 1.5), ce qui est rassurant.

Par contre, la mortalité générale continue donc à montrer une petite surmortalité depuis la semaine 41 qui ne peut être pas expliquée par les décès attribués au covid. Elle touche spécifiquement les 65 ans et plus et surtout les 85 ans et plus. Il se passe quelque chose que le tout covid empêche d’examiner sérieusement.

 

La conclusion est dès lors toujours simple, globalement c'est un constat de ‘bonne santé’ sous la réserve d’une fragilité accrue des vaccinés face au covid qu’il devient urgent d’investiguer honnêtement.

Rédigé par Christophe de Brouwer

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
E
Bonjour, Dans votre graphique 1.5 hospitalisations/"cas" montrant un taux d'hospitalisations actuellement réduit par rapport à la situation de 2020, pourquoi attribuer à une moindre agressivité du variant anglais et pas au vaccin?
Répondre
C
Bonjour. Merci pour votre question. C'est une vraie question et je vais essayer d'y répondre dans les prochains "Graphiques".