Belgique – Hospitalisations – Vaccinés / Non-vaccinés – Évolution n°2 - 3 décembre 2021.

Publié le 3 Décembre 2021

Préambule : Sur le plan général, le taux de « cas » (« cas »/nbre tot tests) est toujours sur son plateau en forme de faux plat. Il augmente mais très lentement, comme s’il y avait un besoin d’un ajustement des vaccinés sur les non-vaccinés.

Par contre, nous assistons à un début de reflux des hospitalisations (qui se maintiendra ou non, on verra). Mais en soi, c’est une nouvelle importante.

Il y a donc une dissociation entre taux de « cas » et hospitalisation (3750 hospitalisés le 30/11 et 3707 au 2 décembre), ce qui renforce l’idée d’ajustement.

Rendez-vous pour les « Graphiques » n°52.

 

Pour la 5ème fois consécutive, sciensano nous propose des données d’hospitalisation selon le statut vaccinal dans son bulletin hebdomadaire.

Les trois derniers bulletins hebdomadaires de sciensano, des données selon le statut vaccinal sont également présentées pour les « cas » et pour l’USI. Nous vous les présentons aussi.

 

L’évolution des données selon le statut vaccinal au cours du temps est la question traitée ici (et non des données instantanées).

 

En effet, depuis le mois de septembre ou même plus tôt, vraisemblablement, une poussée des « vaccinés » dans les différents indicateurs (« cas » / Nouveaux hospitalisés / USI) tend progressivement à supplanter les non-vaccinés. La progression est en effet plus forte chez les vaccinés que chez les non-vaccinés. Le processus apparaît lent, mais …

 

Notons que la Belgique n’est évidemment pas le seul pays à connaître cette poussée des vaccinés dans les cohortes de « cas », hospitalière et décès : dans une récente lettre à l’éditeur du Lancet, publiée le 20 novembre 2021, Günter Kampf montre la même chose pour la Grande-Bretagne, l’Allemagne, Israël, les États-Unis avec la proportion des vaccinés qui, comme en Belgique, augmente. La Suède présente les mêmes tendances. Ce qui est également intéressant, c’est que cette tendance à l’augmentation, en ce qui concerne plus spécifiquement les infectés complètement vaccinés, est présente en Allemagne depuis juillet 2021, c’est-à-dire depuis l’implantation du variant indien (delta).

 

C’est cette progression que je vous propose d’examiner.

 

(nota : bien que la progression temporelle proposée par sciensano n’est pas régulière, j’ai préféré ne pas lisser les données de façon à garder les données brutes telles que sciensano les a publiées. Chacun peut ainsi vérifier que les données présentées ici sont exactement les mêmes que celles de sciensano, à la décimale près)

 

 

1. Données globales, chiffres bruts, hospitalisations.

 

Graphique 1. Les données en chiffres bruts sont ventilées selon le statut : vaccinés complets, partiellement vaccinés, non-vaccinés concernant les hospitalisés.

La poussée des vaccinés dans les indicateurs reste supérieure à celle des autres statuts (partiellement vaccinés – non-vaccinés). Cela représente, en %, la progression suivante (par rapport aux autres statuts) : 61,4 % (11-24 octobre) ; 62,9 % (18-31 octobre) ; 66,2 % (1-14 novembre) ; 66,5 % (8-21 novembre) ; 68,3 % (15-28 novembre)

Je vous mets ce graphique d’évolution en chiffre brut. Vous avez ainsi une vue très concrète de cette évolution.

 

 

 

Graphique 1bis. Il y a donc une différentielle qui s’agrandit entre le nombre de nouveaux hospitalisés vaccinés complets et non-vaccinés. Je vous mets ce graphique tout simple (donnant la différence de « nombre vaccinés » moins « nombre non-vaccinés »). Je trouve que l’évolution continue à être impressionnante.

 

 

 

2. Les infections - "cas"

 

Données des infections (« cas ») par 3 tranches d’âge, exprimées en moyenne journalière sur les trois semaines considérées. Les partiellement vaccinés ne sont pas comptabilisés.

Attention, les échelles, selon le groupe d’âge, sont très différentes.

 

Graphiques 2, 2bis, 2ter.

Quels que soient les groupes d’âge considérés, la dynamique est en défaveur des vaccinés. La différentielle avec les non-vaccinés continuent à grandir. On est dans une phase d’accroissement des indicateurs, mais probablement que la semaine prochaine les choses devraient se calmer.

 

* 12-17 ans. Les nouveaux « cas » vaccinés viennent de rejoindre celle des non-vaccinés et l’a dépassé.

* 18-64 ans. Là aussi, le nombre de « cas » vaccinés augmente plus vite que les non-vaccinés, pour atteindre quasi 81,5 % de l’ensemble. L’équilibre entre vaccinés et non-vaccinés, en proportion de la vaccination, est en vue, puisque le taux de vaccination (couverture vaccinale) atteint environ 85 %.

* 65 ans et plus. Toujours le même constat. Avec cependant la particularité que le groupe des vaccinés dépassent légèrement en proportion le taux de vaccination (93 % contre environ 92,5% de couverture vaccinale), ce que constate d’ailleurs sciensano. On peut donc, pour le groupe des ‘65 ans et plus’ soulever l’hypothèse anglaise d’une hypersensibilité à l’infection de ce groupe. On verra l’évolution.

 

 

 

3. Nouvelles hospitalisations

 

Données des nouveaux hospitalisés par 3 tranches d’âge, exprimée en moyenne journalière sur les deux semaines considérées. Les partiellement vaccinés ne sont pas comptabilisés.

Attention, les échelles, selon le groupe d’âge, sont très différentes.

Graphiques 3, 3bis, 3ter.

Ici aussi, pour les groupes d'âge au-delà de 17 ans, la progression est plus accentuée pour les vaccinés concernant les nouvelles hospitalisations.

*Pour la tranche 12-17 ans. Attention, les chiffres sont vraiment très petits et dès lors leurs significations aléatoires. Les dynamiques sont peu claires.

*Quant au groupe des 18-64 ans, la dynamique de progression est défavorable aux vaccinés, de sorte le nombre de nouveaux hospitalisés vaccinés a dépassé depuis 2 semaines celui des non-vaccinés, l’écart continue à grandir mais lentement.

*C’est dans le groupe le plus âgé (65 ans et plus) que la situation d’échappement au vaccin semble s’accentuer de plus en plus. Ce sont les vaccinés qui sont de loin les plus touchés (84%) et la dynamique continue à ne pas leur est pas favorable. Rappelons que pour ce groupe d'âge, la couverture vaccinale est d'environ 92,5%.

Remarquons que les nouvelles hospitalisations journalières des non-vaccinés de cette tranche d’âge des 65 ans et plus (24,36), -de plus en légère diminution par rapport à la semaine précédente-, est inférieure à celles de la tranche d’âge de 18-64 ans, tant pour les vaccinés (46,64) que les non-vaccinés (37,36). Par contre la donnée pour les vaccinés de 65 ans et plus est réellement la plus élevée (127,71).

 

 

 

4. USI

 

Données des personnes aux Soins Intensifs (USI) par 3 tranches d’âge, exprimée en moyenne journalière sur les deux semaines considérées. Les partiellement vaccinés ne sont pas comptabilisés.

 

Attention, les échelles, selon le groupe d’âge, sont très différentes.

Graphiques 4, 4bis, 4ter.

*Pour les 11-17 ans, les chiffres sont vraiment petits pour tirer une analyse.

*Pour les 18-64 ans, on est devant une exception puisque après avoir diminué, le nombre de non-vaccinés dépasse très légèrement le nombre des vaccinés. Pourquoi cette dynamique particulière, je ne sais pas.

*Pour les plus de 65 ans et plus, la dynamique reste clairement défavorable aux vaccinés. La proportion brute est en croissance et atteint actuellement 76 % pour les vaccinés.

 

 

 

 

Conclusions.

 

Bien qu’il y aurait beaucoup à dire et à objecter, néanmoins si on devait exprimer ces données brutes en taux par nombre de vaccinés, de partiellement vaccinés et de non-vaccinés, selon, sauf pour les données d’infection (« cas »), la vaccination-thérapie génique apparaîtrait toujours la situation la plus favorable (hors effets secondaires si dramatiques), même si graduellement, son « avantage » présumé est grignoté.

 

Ce n’est pas le propos de ce papier-ci.

Le propos est d’examiner une dynamique, d’essayer de comprendre ce qui se passe.

 

Et ce qui se passe semble montrer que le virus a trouvé le moyen de contourner l’immunité conférée par les vaccins-thérapies géniques monoclonaux (outre une moins grande sensibilité aux anticorps monoclonaux), et qu’il est en train de s’engouffrer dans la brèche avec une vigueur en augmentation.

Quelle est cette brèche ? J’ai essayé d’apporter quelques lumières avec les « Graphiques n°49 ». (Cependant soyons clair, je sors quelque peu de mon domaine d’excellence en abordant cette question de cette manière.) Parce qu’il y a bien une hypersensibilité des vaccinés à l’infection selon les données anglaises, et les données sciensano à ce propos pourraient aller dans ce sens pour les 65 ans et plus (« cas »). De toute façon, les données anglaises sont très claires à ce propos : oui, les vaccinés semblent plus susceptibles à l’infection que les non-vaccinés. Ce qui rend, c’est devenu une évidence, le Covid Safe Ticket obsolète et dangereux. Nous le disons depuis longtemps, nous l’affirmons avec encore plus de vigueur aujourd’hui.

Remarquons, sans autre commentaire, que les pays peu vaccinés ne connaissent pas l’agitation virale actuelle, et qu’au contraire, les pays fortement vaccinés connaissent une véritable agitation virale. Il y a quelques exceptions (par ex. la Suède) qu’il serait utile d’étudier par une approche scientifique honnête, exempte de lien d’intérêt.

 

Répétons-le, ces données, qui sont celles de sciensano à la décimale près, montre l’absurdité du Covid safe ticket (pass sanitaire), non seulement obsolète mais manifestement nuisible à la santé de chacun, vaccinés comme non-vaccinés.

 

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Rédigé par Christophe de Brouwer

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