BelgiqueCovid – Bulletin n°3 : selon le statut Vaccinés/Non-vaccinés – 10 décembre 2021.

Publié le 10 Décembre 2021

Préambule : Sur le plan général, le reflux des indicateurs est là. Soit actuellement stable (sommet de la courbe, soit en décroissance).

Rendez-vous pour les « Graphiques » n°53 (publié sur mon blog en trois fois : samedi-dimanche-lundi).

 

 

Un excellent dossier réalisé par Gibertie pour la France, qui recoupe largement les données présentées ici :

https://pgibertie.com/2021/12/07/une-pandemie-de-vieux-et-de-vaccines/

 


 

Pour la 6ème fois consécutive, sciensano nous propose des données d’hospitalisation selon le statut vaccinal dans son bulletin hebdomadaire.

Les 4 derniers bulletins hebdomadaires de sciensano, des données selon le statut vaccinal sont également présentées pour les « cas » et pour l’USI. Nous vous les présentons aussi.

 

L’évolution des données selon le statut vaccinal au cours du temps est la question traitée ici (et non des données instantanées).

 

En effet, depuis le mois de septembre ou même plus tôt vraisemblablement, une poussée des « vaccinés » dans les différents indicateurs (« cas » / Nouveaux hospitalisés / USI / décès) tend progressivement à supplanter les non-vaccinés. La progression est en effet plus forte chez les vaccinés que chez les non-vaccinés. Le processus apparaît lent, actuellement plutôt stagnant, mais …


 

C’est cette progression que je vous propose d’examiner.

 

(nota : bien que la progression temporelle proposée par sciensano n’est pas régulière, j’ai préféré ne pas lisser les données de façon à garder les données brutes telles que sciensano les a publiées. Chacun peut ainsi vérifier que les données présentées ici sont exactement les mêmes que celles de sciensano, à la décimale près)

 

 

1. Données globales, chiffres bruts, hospitalisations.

 

Graphique 1. Hospitalisations. Les données en chiffres bruts sont ventilées selon le statut : vaccinés complets, partiellement vaccinés, non-vaccinés.

La poussée des vaccinés dans les indicateurs est cette fois, proportionnellement, en légère baisse à celle des autres statuts (partiellement vaccinés – non-vaccinés). Cela représente, en %, la progression suivante (par rapport aux autres statuts) : 61,4 % (11-24 octobre) ; 62,9 % (18-31 octobre) ; 66,2 % (1-14 novembre) ; 66,5 % (8-21 novembre) ; 68,3 % (15-28 novembre) ; 67,9 % (22 novembre - 5 décembre).

Je vous mets ce graphique d’évolution en chiffre brut. Vous avez ainsi une vue très concrète de cette évolution, notamment ce qui se passe réellement dans les hôpitaux.

 

 

 

Graphique 1bis. Il y a donc une différentielle qui s’agrandit entre le nombre de nouveaux hospitalisés vaccinés complets et non-vaccinés. Je vous mets ce graphique tout simple (donnant la différence de « nombre vaccinés » moins « nombre non-vaccinés »). Je trouve que l’évolution continue à être impressionnante.

 

 

 

 

2. Les infections - "cas"

 

Données des infections (« cas ») par 3 tranches d’âge, exprimées en moyenne journalière sur les quatre semaines considérées. Les partiellement vaccinés ne sont pas comptabilisés.

Attention, les échelles, selon le groupe d’âge, sont très différentes.

Soyez vigilant dans l'interprétation des graphiques, la définition de "cas" est grevé de nombreux faux positifs et/ou faux négatifs et d'interprétations divergentes.

D’autre part, les variations des « cas » au cours du temps est surtout dépendante du nombre de tests réalisés. Comme ce n’est pas cela qui est recherché ici, mais la progression différentiée entre vaccinés et non-vaccinés, je garde les chiffres bruts publiés par sciensano au fin de vérification par chacun. Mais je passerai sans doute en taux de « cas » prochainement, ce qui permettra d’avoir deux informations : la progression de l’ensemble (que nous n’avons pas) et la différence.

 

Graphiques 2, 2bis, 2ter.

Quels que soient les groupes d’âge considérés, la dynamique n’est pas en faveur des vaccinés, mais avec des particularités. La différentielle avec les non-vaccinés est actuellement assez stable.

 

* 12-17 ans. La courbe des nouveaux « cas » vaccinés a dépassé celle des non-vaccinés. Les données sont stables par rapport à la semaine précédente.

* 18-64 ans. Là aussi, l’amortissement du nombre de « cas » vaccinés par rapport aux non-vaccinés, semble là. Le niveau atteint reste à quasi 81,5 % de vaccinés par rapport à l’ensemble du groupe d’âge. L’équilibre entre vaccinés et non-vaccinés, en proportion de la vaccination, n’est pas loin, puisque le taux de vaccination atteint environ 85 %.

* 65 ans et plus. C’est dans ce groupe d’âge qu’on observe une diminution du différentiel entre vaccinés et non-vaccinés. La proportion des vaccinés est descendu à 92,8 %, quasi identique à la couverture vaccinale (92,5 % pour ce groupe d’âge).

 

Est-ce à la troisième dose que l’on doit cet affaiblissement de faible amplitude ? La couverture vaccinale dans cette tranche d’âge par une troisième dose est actuellement de 69,5 % (données sciensano arrêtées au 8 novembre). Donc c’est possible si l’on considère qu’une troisième dose relance une immunité partiellement compétente pour le variant indien, pour une période, si tel est le cas, qui apparaît, selon certaines données, de plus en plus courte avant une diminution de protection qui semble de plus en plus rapide. N’oublions pas que la 4e dose est déjà à l’horizon d’Israël. D'autre part, ce faible affaissement n'est pas visible, toujours dans cette tranche d'âge, pour les "nouvelles hospitalisations", ni pour l'USI. Donc effet s'il y a, il est probablement de faible ampleur avec une chute rapide du taux d'anticorps, comme cette étude israélienne faite aux aéroport (où systématiquement tout le monde est testés, vaccinés 1, 2 ou 3 doses et non-vaccinés, ce qui met une certaine homogénéité entre les groupes) le suggère.

C’est l’observation de l'évolution qui nous indiquera ce qu’il en est.

 

 

 

3. Nouvelles hospitalisations

 

Données des nouveaux hospitalisés par 3 tranches d’âge, exprimée en moyenne journalière sur les deux semaines considérées. Les partiellement vaccinés ne sont pas comptabilisés.

Attention, les échelles, selon le groupe d’âge, sont très différentes.

 

Graphiques 3, 3bis, 3ter.

Ici aussi, pour les groupes d'âge au-delà de 17 ans, la progression est plus accentuée pour les vaccinés concernant les nouvelles hospitalisations.

*Pour la tranche 12-17 ans. Attention, les chiffres sont vraiment très petits et dès lors leurs significations aléatoires. Les dynamiques sont peu claires.

*Quant au groupe des 18-64 ans, la dynamique de progression reste défavorable aux vaccinés, de sorte le nombre de nouveaux hospitalisés vaccinés a dépassé depuis 3 semaines celui des non-vaccinés, l’écart continue à grandir mais lentement.

*C’est dans le groupe le plus âgé (65 ans et plus) que la situation d’échappement au vaccin semble s’accentuer de plus en plus. Ce sont les vaccinés qui sont de loin les plus touchés (84,2 %) et la dynamique continue à ne pas leur est pas favorable.

Nous faisons toujours la même remarque : les nouvelles hospitalisations journalières des non-vaccinés de cette tranche d’âge (65 ans et plus), -stable par rapport à la semaine précédente-, est inférieure à celles de la tranche d’âge de 18-64 ans, tant pour les vaccinés que les non-vaccinés. Par contre la donnée pour les vaccinés de 65 ans et plus est réellement la plus élevée.

 

 

 

4. USI

 

Données des personnes aux Soins Intensifs (USI) par 3 tranches d’âge, exprimée en moyenne journalière sur les deux semaines considérées. Les partiellement vaccinés ne sont pas comptabilisés.

 

Attention, les échelles, selon le groupe d’âge, sont très différentes.

Graphiques 4, 4bis, 4ter.

*Pour les 11-17 ans, les chiffres sont vraiment petits pour tirer une analyse.

*Pour les 18-64 ans, on est devant une exception puisque après avoir diminué, le nombre de non-vaccinés continue à dépasser très légèrement le nombre des vaccinés. Pourquoi cette dynamique particulière, je ne sais pas.

*Pour les plus de 65 ans et plus, la dynamique reste clairement défavorable aux vaccinés. La proportion brute est en croissance faible et atteint actuellement 76,4 % pour les vaccinés.

 


 


 

5. Décès en Angleterre.


 

Faute de données concernant les décès attribués au covid selon le statut vaccinal en Belgique, sciensano ne les fournit pas, je vous propose les données anglaises.

Quel degré de confiance devons-nous accorder à ces données? Nous avons déjà eu l’exemple patent de données manipulées cet organisme (voir Graphiques 36), et ces manipulations vont toujours dans le même sens. Donc, vigilance !

 

Le taux de couverture vaccinale, en Angleterre, des 12 ans et plus est de 80,8 %. Il est plus faible qu’en Belgique.

On peut constater là-bas une certaine stabilité des données sur les 8 dernières fourchettes de semaines étudiées ici.

Comme partout ailleurs, plus on avance en âge, moins la protection vaccinale semble fonctionner, mais attention, les couvertures vaccinales augmente aussi avec l’âge avançant.

Toujours est-il que le total des résultats semble nous donner un équilibre avec le niveau de couverture vaccinale tous âges qui lui est de 80,8 %.

 

Et c’est très paradoxal, car si on prend tranche d’âge par tranche d’âge, cet équilibre ne semble pas atteint.

 

Difficile de tirer plus de conclusion, sinon constater que les vaccinés, en chiffres absolus, meurent 4 fois plus que les non-vaccinés du covid. En chiffres relatifs, c’est plus compliqué à interpréter.

 

 

 

 

Conclusions.

 

Comme on peut le voir, le bénéfice vaccinal apparent, je reste prudent, diminue semaine après semaine. Cependant, cette semaine semble marquer un arrêt de cette dynamique.

Bien entendu, la question de la validité des chiffres se posent toujours compte tenu notamment des nombreux faux positifs et/ou négatifs et d'interprétations divergentes en ce qui concerne les "cas", mais aussi des méthodes utilisées pour recueillir les chiffres (téléphone et autres manières peu rigoureuses) : nous devons rester prudent en analysant ces données.

 

Ce qui se passe pour le moment semble montrer que le virus a trouvé le moyen de contourner l’immunité conférée par les vaccins-thérapies géniques monoclonaux (outre une moins grande sensibilité aux anticorps monoclonaux), et qu’il est en train de s’engouffrer dans la brèche avec une vigueur en augmentation.

 

La vaccination, sur le plan théorique, continue à susciter des interrogations scientifiques pertinentes.

 

Quelle est cette brèche ? J’ai essayé d’apporter quelques lumières avec les « Graphiques n°49 », d’autres mécanismes sont évoqués concernant les ‘Th2-Type immunopathology’ (mots-clés).

Il y aurait bien une hypersensibilité des vaccinés à l’infection selon les données anglaises, et les données sciensano à ce propos pourraient aller dans ce sens pour le risque infectieux des 65 ans et plus (« cas »). De toute façon, les données anglaises sont très claires à ce propos : oui, les vaccinés semblent plus susceptibles à l’infection que les non-vaccinés. Ce qui rend, c’est devenu une évidence, le Covid Safe Ticket obsolète et dangereux. Nous le disons depuis longtemps, nous l’affirmons avec encore plus de vigueur aujourd’hui.

Remarquons, sans autre commentaire, que les pays peu vaccinés ne connaissent pas l’agitation virale actuelle, et qu’au contraire, les pays fortement vaccinés connaissent une véritable agitation virale. Il y a quelques exceptions (par ex. la Suède) qu’il serait utile d’étudier par une approche scientifique honnête, exempte de lien d’intérêt.

 

Répétons-le, ces données, qui sont celles de sciensano à la décimale près, montre l’absurdité du Covid safe ticket (pass sanitaire), non seulement obsolète mais manifestement nuisible à la santé de chacun, vaccinés comme non-vaccinés.


 

N’oubliez-pas de vous abonner au blog, merci.

Rédigé par Christophe de Brouwer

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P
Bonjour Christophe,<br /> l'effet de la 3e dose prend de plus en plus d'importance, de memoire en Belgique au 31/10/2021 nous étions à 23% de triple vaccinés dans les 65+. Il est bien possible que cet effet ralentisse la perte de protection dqns cette trqnche d'âge
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C
Réponse dans le texte.