Covid Belgique – Graphiques 52 - Deuxième année – 4 décembre 2021 (semaine 48).

Publié le 4 Décembre 2021

 

Lors des « Graphiques 51 », j’avançais que la situation actuelle, si elle présentait un souci en Santé publique, ne présentait pas réellement un problème en Santé publique, chiffres à l’appui. Par contre, l’état de délabrement de nos hôpitaux qui ne cesse de s’accroître est un problème majeur de Santé publique. Et là, la responsabilité de nos gouvernants est entière. Non seulement, ils n’apportent aucune solution à cet état de délabrement, du chaos grandissant de nos hôpitaux, de pénurie de soignants, mais leurs actions accélèrent cet état. Qu’ils cessent de s’occuper de la gestion hospitalière dans ses moindres détails, ce n’est pas leur métier, qu’ils laissent les gestionnaires hospitaliers dont c’est le métier, organiser leurs hôpitaux au mieux pour que chaque malade soit diagnostiqué et traité de manière égalitaire : malade du covid comme malade cardio-vasculaire, comme cancéreux et autres. Arrêtons la mascarade gouvernementale, revenons à l’égalité de traitement des malades. Nous payons tous nos impôts, nos droits sont donc égaux.

Je réitère ici mon grand respect pour les soignants hospitaliers qui réussissent à travailler dans de telles circonstances.

 

Les indicateurs montrent, du moins les premiers concernés, le "taux de cas" et les "nouvelles hospitalisations" / "hospitalisations", un réel essoufflement de la dynamique. Sauf surprise, nous devrions bientôt constater une décroissance de cette agitation virale (elle semble présente pour les nouvelles hospitalisations et les hospitalisations, mais restons très prudent). Les hospitalisations (qui montrent depuis 4 jours une petite diminution) et l’USI, connaissent déjà un amortissement comme le montre très bien le graphique 2.1. et même, hier, une diminution pour l'USI. Cependant une hirondelle ne fait pas le printemps, ne prenons pas cela pour une tendance nouvelle. Quant à la mortalité attribuée, elle ne devrait pas connaître de gros changement, elle est déjà conforme à la saisonnalité, ni plus ni moins. Toutes ces mesures renforcées de contrôle social ne servent strictement à rien (dans l’hypothèse où elles auraient eu un impact, ce dont je doute fortement, plutôt le contraire) puisque ce mouvement d’amortissement étaient déjà présent avant les mesures.

 

Je suis très heureux de la décision du tribunal de Namur (1 décembre) rendant le Covid Safe Ticket (CST), déclaré illégal en Wallonie. Merci à « Notre Bon Droit » d’avoir mené les actions nécessaires pour ce beau résultat. Surprenant, la Région wallonne n’a même pas cru devoir se faire représenter durant l’audience : et cela s’appelle une bonne gestion de nos pouvoir public ??? Bien sûr, cette même Région wallonne se pourvoira en appel …

Ce CST est, a contrario du récit ‘imaginaire’ de nos politiques, en réalité dangereux comme le montre fort bien les données reprises à l’article précédent portant sur le statut vaccinés versus non-vaccinés des nouveaux infectés/hospitalisés/USI.

 

Et cela continue pour le variant delta (indien) qui verrouille encore et toujours la situation à environ 99 % des séquençages. Il y a cependant  un sous-variant, AY 43, qui semble prendre le pas sur tous les autres, mais cela reste fluctuant. Le variant originel delta, lui, tend actuellement à disparaître.

Les médias de la peur font grand cas d’un nouveau variant Sud-Africain (omicron) qui se répand, en Europe aussi. Comme il n’y a, actuellement, aucune consistance de ce variant dans nos données de séquençage, on ne peut rien dire. Va-t-il prendre réellement pied chez nous ou non ? Je n’ai pas de boule de cristal. Par contre, ce qui semble réel, c’est l’essoufflement du variant indien (delta) et de ses sous-variants. Mais là aussi, peut-être qu’un sous-variant va-t-il prendre la place du variant indien originel. Tout cela reste des suppositions.

Pour l’anecdote, j’ai lu, mais est-ce fiable, qu’il y aurait autant de vaccinés atteint par ce nouveau variant que de non vaccinés. Comme la couverture vaccinale complète est de 25 % en Afrique du sud, cela montrerait, là aussi, une hyper-sensibilité des vaccinés à l’infection. Attendons confirmation.


 

 ∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞


 

Un internaute m’a posé une question fort intéressante et qui ne peut être résolue définitivement. En effet, dans le graphique 5.1. je montre un vide entre le taux de « cas » (nbre de « cas »/nbre tot tests) et les nouveaux hospitalisés pour en inférer une dangerosité moindre du variant indien. Il objecte, avec justesse, que ce pourrait être un effet des vaccins. L’examen de la littérature internationale n’apporte aucune réponse : concernant le variant indien, celle-ci va d’un variant peu dangereux au variant beaucoup plus dangereux que les précédents. Cela montre d’ailleurs la difficulté que l’on a de trouver son chemin dans cette littérature. En effet les vaccins-thérapies géniques monoclonaux ne semblent avoir aucun effet sur l’infection, mais auraient un effet sur l’hospitalisation. Disons d’emblée que lorsqu’une personne est hospitalisée, les observations in concreto ne montrent pas de différence dans le décours hospitalier ou concernant le risque de décès, entre vaccinés et non-vaccinés. C’est la même galère. (J’ai plusieurs fois évoqué cet aspect dans les « Graphiques ».) Ajoutons qu’un vaccin qui ne semble pas capable de limiter les infections est une situation inouïe, jamais vue en vaccinologie. Et pourquoi ?, personne n’a d’explication convaincante. Cela jette une sacrée suspicion sur ces vaccins-thérapies géniques.

Je maintiens ma position avec les arguments suivants. D’une part cette situation s’est déjà vue dans le creux saisonnier 2020, où un virus moins dangereux avait circulé, montrant une dissociation franche entre infection et hospitalisation, du même type que celle vue en 2021 (toujours en ‘fittant’ au plus juste les deux courbes sur l’agitation virale du variant anglais). D’autre part, entre le mois d’août et ce début décembre, la couverture vaccinale, déjà importante, a continué à s’accroître lentement, alors que le gap, s’il s’accroissait en chiffre absolu, diminuait en chiffre relatif. C’est l’inverse que nous aurions dû constater, également un accroissement en chiffre relatif. Maigres arguments, peut-être, mais de toute façon aujourd’hui, l’accroissement des vaccinés dans les cohortes d’hospitalisés/USI/décès devient l’argument majeur pour affirmer que le vaccin n’a pas un grand rôle dans ce gap, car sinon, tant en chiffre absolu qu’en chiffre relatif, la courbe des taux de « cas » devraient se rapprocher puis se confondre avec celle des nouvelles hospitalisation. Ce n’est pas le cas, c’est le contraire.


 

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

 

Semaine 43 : du 25 au 31 octobre.

Semaine 44 : du 1 au 7 novembre.

Semaine 45 : du 8 au 14 novembre.

Semaine 46 : du 15 au 21 novembre.

Semaine 47 : du 22 au 28 novembre.

Semaine 48 : du 29 novembre au 5 décembre.

 

Pour lire les graphiques dynamiques, en bref : on compare une semaine à la précédente : ce qui est au-dessus de la ligne 0, montre une augmentation d’une semaine sur l’autre. Ce qui est en dessous montre une diminution. L’augmentation est maximum lorsque elle atteint le niveau +1.

Lorsque la courbe tourne autour de 0, semaine après semaine, cela montre une situation très stable (minimes modifications d’une semaine sur l’autre).

J’ai expliqué le principe de ces graphiques dynamiques dx/dt, avec mon post du 4 janvier sur MeWe et sur FB: https://www.facebook.com/christophe.debrouwer/posts/10218665434128461

Pour l’abscisse, j’ai remis le chiffre entier des semaines qu’il faudra donc prendre dans sa moitié. C’est une simplification.

 

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

 

 

1. Taux de « cas »

 

Je rappelle que le taux représente le nombre de « cas » sur le nombre total de tests réalisés (durant le période considérée).

1.0. Je vous repropose ce graphique qui vous montre l’évolution du nombre des tests au cours du temps. On avait atteint la semaine dernière des niveaux jamais vu du nombre de tests pratiqué depuis le début de la crise (et donc, mécaniquement, des tests positifs). Et bien, en semaine 47, on a fait encore mieux ! Et très curieusement, cela reste assez spécifique, ce sont les 20-64 ans qui sont surtout concernés par cette flambée de testing. Pourquoi ? Cela semble n’avoir aucun sens. Toujours est-il que mécaniquement ce sera chez eux que le nombre de « cas » est en augmentation, et compte tenu de l’absurdité du système (vous allez à l’hôpital pour une autre condition, vous êtes testés PCR +, vrai ou faux, vous vous retrouvez en salle covid en 'bonne santé' selon ce critère): cela introduit une incertitude dans la relation taux de "cas" et "nouveaux hospitalisés".

D’autre part, cela peut introduire des biais sur cette tranche d’âge, car on ne sait pas trop bien ce qu’on cherche ou ce qu’on teste.

 

 

1.1. & 1.2. Le niveau actuel du taux s’est invité à 17,016 % (moyenne sur 7 jours glissants). Le 24 novembre, le taux était de 15,559 %. Il y a une augmentation relativement erratique, mais comme le montre très bien le graphique 1.6., on est résolument sorti de l’exponentielle. Et comme les « nouveaux hospitalisés » et le « nombre d’hospitalisés » connaît un début de décroissance depuis 4 jours (restons prudent), on peut avancer une dissociation entre le taux de cas et les indicateurs hospitaliers. On n’a jamais vu cela : en général la décroissance de l’hospitalisation suit avec une bonne semaine de délai, celui du taux de « cas ». C’est comme si les taux de cas variait pour son propre compte, une sorte d’ajustement des vaccinés en terme d’infection sur les non vaccinés et plus encore, sans réel impact sur les indicateurs hospitaliers, même si là aussi le nombre de vaccinés par rapport au non vaccinés ne fait que croître. Cf article ad-hoc à ce sujet.

 

 

1.3. Les courbes dynamiques dx/dt de taux de « cas » hebdomadaires par tranches d’âge montre clairement une résilience de toutes les tranches d’âge et surtout des 0-79 ans, c’est-à-dire celle la plus testée ! Ceci confirme la perte de vitesse du taux qui a entamé une sorte de plateau en faux plat depuis environ le 18 novembre. Mais il nous faut faire attention d’un biais possible lié à la forte augmentation des tests visant assez spécifiquement les 20-64 ans (cf graphique 1.0).

 

 

1.4. Graphique dynamique dx/dt concernant les taux de « cas » ("cas"/total_tests) par Régions. La Flandre a continué sa résilience et est rentré dans le rang. Les données restent synchrones entre 2 Régions, puisque Bruxelles fait des siennes sans que cela ne soit inquiétant. Il n’y a pas lieu de discriminer une Région plutôt que l’autre.

 

 

1.5. Je vous remets à nouveau ce graphique intuitif qui lie hospitalisation à taux de cas, en ajustant au mieux les échelles de façon à faire coïncider au plus près leurs courbes durant l’agitation virale lié au variant anglais (avril : semaines 13 à 17). Cela permet de parfaitement visualiser le vide actuel (flèches vertes) entre le taux de cas et les hospitalisations. Nous continuons d’observer une distorsion entre taux de « cas » et les indicateurs de l’hospitalisation : elle apparaît de plus en plus prononcée. C’est manifestement la signature du variant « delta » (indien), nettement moins agressif que le variant anglais (sous réserve de la question de l’internaute traité ici en introduction). Ajoutons la dissociation entre la courbe hospitalisation qui semble avoir entamé une décroissance (restons très prudents à ce sujet), et le taux de cas qui stagne ce dernier jour. Rappelons que l’évolution des « nouveaux hospitalisés » suit généralement avec une semaine d’intervalle celle du taux de « cas ». Ce n’est pas le cas ici.

 

 

1.6. À titre d’analyse, je vous remets le graphique portant sur la recherche des exponentielles. (Les données sont sous logarithme népérien, une droite signifie une exponentielle, sa pente montre la vigueur de l’exponentielle.) Nous avons une première exponentielle au mois d’octobre de cette année dont la pente est assez raide. Puis une courte période plus calme, et ensuite une seconde exponentielle au mois de novembre dont la pente est moins abrupte, ce qui est un élément positif. Depuis 17 jours, nous sommes sortis de cette exponentielle. Et cela se maintient avec, semble-t-il, un amortissement plus prononcé actuellement. Attendons de voir.

 

 

 

2. Variables hospitalisations.

 

Je vous remets ces données qui montrent que le problème de Santé publique n’est pas le nombre de « covid » hospitalier, qui est en fait fort faible par rapport au nombre de lits hospitaliers curatifs (non psychiatriques) toutes spécialités confondues (données OCDE année 2020: Belgique, 497 pour 100 000 habitants, soit 57 000 lits hospitaliers curatifs au total pour 3 604 hospitalisés attribués au covid le 3 décembre), mais bien la dégradation hospitalière que les mesures gouvernementales ont induite et qui rend l’hôpital intolérant à toute hausse de fréquentation. Les données françaises donnent, en 2020, une activité hospitalière de 2 % consacrée au covid, ce qui est vraiment très bas, avec une baisse de fréquentation de 50 %. Lorsqu’on téléscope ces deux données, on comprend que l’on est face à un problème majeur de gestion hospitalière, alors que cela n’aurait pas dû avoir lieu.

En Belgique, on a eu quelques données assez similaires concernant l’activité hospitalière (mise à jour le 3/8/2021).

Factuellement, actuellement 19,1 personnes estampillées covid sont hospitalisées par semaine (semaine se terminant le 3 décembre), soit toujours 2,7 par jour, et par 100 000 habitants (Namur par exemple) : est-ce un problème de santé public ? Individuellement, c’est bien malheureux (et j’en sais quelque chose), mais sur le plan de la santé publique, ce n’est pas un réel problème, un souci, sans doute. Ceci est une évidence et pourtant notre ‘complexe’ mediatico-experto-politique en font toujours des pataques et des pataques afin de convaincre, par l’angoisse et la peur, du bien fondé de leurs mesures aggravées de contrôle social, qui sont, dans la vraie vie, totalement inutiles et probablement contre-productives. En réalité, c’est la profonde instabilité hospitalière qui rend les choses difficiles et dont le gouvernement est le premier responsable.

 

 

2.1. Ce graphique dynamique dx/dt, explore la chronologie des différentes variables « Nouvelles hospitalisations covid », « Nombre d’hospitalisés covid », « Nombre covid en USI ». Ce graphique, comparant la semaine 47 sur la semaine 46, montre des dynamiques qui prennent le chemin de la résilience et c’est tant mieux, même si ces indicateurs étaient et sont restés à un niveau en fait relativement bas.

 

 

2.2. Comparaison des variables hospitalisations en 2020 et 2021 (jusqu’au 3 décembre). Les courbes liés aux indicateurs hospitaliers confirment le graphique dynamique précédent. Il n’y a pas grand-chose à en dire, on remarque une hausse très modérée des hospitalisations (et certainement par rapport à la hausse du taux de « cas » (« cas »/tot tests)).

 

 

2.3. Grippe toutes causes et hospitalisations. Comme on peut le voir, le niveau de circulation des "virus à caractère grippal" est plus soutenu, dépasse le seuil épidémique depuis la semaine 42. Cette semaine 47 montre un accroissement du nombre de ‘grippe’. En termes différentiés, cette dernière semaine, seulement 46 % sont liés au covid. Il nous faut à nouveau relativiser l’impact du covid en termes de santé publique.

 

 

2.4. À titre d’analyse, ce graphique compare la différence entre entrées et sorties de l’hospitalisation et la différence du nombre d’hospitalisés d’un jour sur l’autre. Le bilan entrées-sorties est en franche diminution mais moins que le nombre d’hospitalisés d’un jour sur l’autre. Lhôpital continue à « créer » des hospitalisés covid par rapport aux entrées-sorties, mais nettement moins (122 hospitalisés covid « créés » par l’hôpital ce 3 décembre contre 313 la semaine précédente). On est, sur base de ces données dans le reflux des indicateurs hospitaliers, tant au niveau de l’ampleur que au niveau de l’écart. C’est une bonne nouvelle.

 

 

 

3. Mortalité.

 

 

*L’attendu de statbel est très insuffisant, cependant moins que celui de sciensano qui change au gré du vent sans avertissement, j’ai donc réalisé mon propre attendu. J’ai standardisé les 5 dernières années d’avant la crise (2015-2019) sur une base journalière. J’ai écarté l’année 2020 car trop perturbée. J’en ai fait la moyenne journalière et je l’ai lissée pour rendre cela lisible. Cela reste évidemment assez chaotique. J’ai pris une courbe type d’attendu (en fait l’ancienne de 2020 de sciensano qui me semblait convenable) que j’ai fitté au mieux sur la moyenne des années 2015-2019 en prenant des hypothèses pessimistes, c’est-à-dire sur les points bas de la moyenne des 5 années. Il fallait éviter de créer artificiellement des sous-mortalités, ou à l’inverse si on allait trop bas, des sur-mortalité (c’est le cas de l’attendu actuel de sciensano).

Ensuite je l’ai comparé aux moyennes (attendu) de Statbel. Et je trouve que cela correspond très bien jusque l’automne. Actuellement on voit bien que l’attendu de statbel est trop bas. Il y aura un rattrapage dans les semaines qui viennent, alors que l’attendu que je vous propose est certainement plus correct dans ses projections pour la période actuelle. Je vous laisse les moyennes (l’attendu) de statbel au fin de comparaison.

 

 

La mortalité générale (toutes causes) connaît une stagnation et du fait de la remontée saisonnière de l’attendu, rentre progressivement dans le rang. Cette surmortalité est déjà ancienne (la montée se fait début octobre, cf les graphiques 3.4., et ne peut en aucun cas être expliquée par la mortalité attribuée au covid. En fait c’est l’inverse, on a déjà connu ce phénomène. Une augmentation de mortalité générale entraîne automatiquement une augmentation de décès faussement attribués au covid (cf canicule de 2020). Il y a depuis quelques semaines une cause de sur-mortalité, surtout chez nos aînés, que le tout covid et le tout vaccin covid, empêche littéralement d’examiner. Sur le plan de la santé publique, une telle situation est néfaste à la surveillance santé de la population.

 

La mortalité attribuée au covid reste dans les normes saisonnières, connaissant une légère hausse, comme les graphiques 3.3. permet de le constater (ils comparent la mortalité générale avec la mortalité attribuée au covid.)

 

Nous n’avons pas de données selon le statut vaccinal de la mortalité attribuée au covid en Belgique.

Néanmoins les dernières données brutes anglaises (rapport du 2 décembre 2021) sont sans ambiguïtés, pour les semaines 44 à 47 : 80 % des décès (2750) contre 80 % des décès (2903) la semaine précédente, dans les 28 jours du test positif arrivent chez les vaccinés, alors que 20 % (695) contre 20 % la semaine précédente (708) le sont chez les non vaccinés. (On est là-bas en décroissance de mortalité attribuée au covid.)

Pour les décès à 60 jours du test positif, les données sont similaires : 81 % de décès (3366) contre 81 % la semaine précédente (3474) chez les vaccinés, et 19 % de décès (764) contre 19 % (810) la semaine précédente chez les non vaccinés.

Il y a donc un phénomène d’échappement du virus au vaccin qui semble en cours dans tous les ‘compartiments’ : « cas », nouvelles hospitalisations, USI et décès et qui s’accentue de semaine en semaine.

 

 

 

3.1. Mortalité générale : depuis la semaine 41, une petite augmentation par rapport à l’attendu de statbel était visible. Cela semble rentrer dans l'ordre. Cette légère sur-mortalité, qui touchait principalement les personnes âgées, n’est pas explicable par une mortalité attribuée au covid comme le démontre sans ambiguïté les graphiques 3.3. : l’augmentation de mortalité générale est préalable à l’augmentation saisonnière attribuée au covid. Cependant cela reste stable et bas pour à la semaine 46 (2333 décès contre 2348 décès la semaine précédente). Rien ou quasi rien de l’agitation virale du variant indien (delta) ne se répercute sur la mortalité générale, les causes de cette observation sont autres (que le tout covid et tout vaccin empêche d’analyser).

 

 

3.2. Comparaison avec 2020 et la dynamique des décès attribués au covid. Nous savons, par expérience, que ces décès sont loin d’être tous covid. De plus, ces décès ‘non covid’ mais attribués covid, accompagnent bien souvent des événements mortifères qui n’ont rien à voir avec le covid, c’en est quasi une conséquence. Néanmoins le diagramme 3.2. nous montre que nous entrons graduellement dans le « régime d’hiver ». Cette mortalité spécifique attribuée au covid ne peut en aucune manière influencer la mortalité générale et c’est ce que démontre la série des graphiques suivants.

 

 

3.3. Ceci permet de comparer l’écart immense entre la mortalité générale (toutes causes) et la mortalité attribuée au covid, très basse (les échelles sont identiques). Comme on peut le constater, il y a un accroissement de la mortalité générale saisonnière (avec la saison froide qui vient, la mortalité générale augmente ‘naturellement’). Il y a un accroissement de décès toutes causes (mortalité générale) dans les tranches d’âge de 65 ans à 85 ans et plus, qui est cependant préalable et bien plus important que l’accroissement de décès attribué au covid.

 

 

3.4. Ce sont probablement les graphiques les plus importants de toute la série, je m’y attarde un peu plus. Examinons la mortalité générale (toutes causes) pour tranches d’âge. Attention aux échelles, elles sont différentes pour chaque tranche puisque la mortalité générale augmente avec l’âge.

*Les courbes des deux premières tranches d’âge (0-24 ans et 25-44 ans) montre une mortalité générale très basse (l’échelle va de 0,5 à 4 décès par jour en moyenne pour 7 jours, pour les 0-24 ans, et de 4 à 9 pour les 25 à 44 ans) sans réelle différence entre 2020 et 2021 (avec une telle courbe, l’intervalle de confiance est évidemment important). Bien que les courbes à ces âges-là soient très hachées (à cause du faible nombre), compte tenu d’un soupçon d’un accroissement de mortalité causé par la vaccination-thérapie génique, il est intéressant de suivre l’évolution de ces courbes sur plusieurs semaines.

*La courbe de mortalité toutes causes (générale) des 45-64 ans. Actuellement, il n’y a rien de remarquable, elle se superpose convenablement à celle de l’année précédente qui était déjà parfaitement normale, la crise du covid n’ayant pas eu d’impact à ces âges.

*Les trois courbes de mortalité générale (toutes causes) correspondantes aux tranches d’âge 65-74 ans, 75-84 ans et 85 ans et plus. Elles montrent un petit accroissement qui explique entièrement le petit accroissement de la mortalité générale (toutes causes) des semaines 41 à 46, mais cela reste dans des fluctuations relativement ‘normales’ (et qui ne peuvent, répétons-le, en aucun cas être attribués au covid, ces fluctuations étant nettement plus précoces et grandes que celles attribuées au covid). Que ces populations soient peu vaccinées (mars) ou fortement vaccinées (maintenant), cela ne change donc apparemment rien, car il n’y avait et il n'y a, en réalité, toujours rien de très particulier (sinon un léger accroissement de cette mortalité générale depuis début octobre qu’on ferait bien d’étudier sérieusement et honnêtement).

 

 

 

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

 

 

Conclusion.

 

La réalité des chiffres montrent in concreto une agitation virale, certes, mais qui n’a rien de fracassante, plutôt dans la normalité de la saison actuelle, ne concernant que 46 % des états grippaux de ce pays. Ce n’est évidemment pas dévastateur, tout le contraire. La situation est en réalité assez banale.

Ce qui l’est beaucoup moins, c’est l’état dégradé de nos hôpitaux qui vont de mal en pis par l’entière faute de nos gouvernants qui détruisent littéralement le bel outil que nous avions. Ces mêmes gouvernants tirent profit de cette dégradation, de l’intolérance de ces institution aux augmentations d’occupation, si minimes soient-elles, pour, par la peur, l’angoisse, la discrimination et parfois la haine, accentuer le contrôle social des populations. Pas beau à voir.

 

Il y a cependant un bémol. Le fait que les vaccinés se retrouvent de plus en plus nombreux dans les « cas » (relativement à la couverture vaccinale, autant que les non-vaccinés, si pas plus, et cela s’accentue), mais aussi majoritairement, et cela s’accentue également de semaine en semaine, en hospitalisation, à l’USI ou en décès, n’est pas une bonne nouvelle. Et cette augmentation progressive tend là aussi vers l’équilibre avec le taux de couverture vaccinale.

 

La mortalité générale (toutes causes) reste basse, en fait assez conforme à la saison, ni plus ni moins, comme je le soulignais dans l'introduction. Il n’y a aucune poussée épidémique covid actuelle (la mortalité est un critère majeur permettant d’affirmer une poussée épidémique). Quant au taux de « cas » (« cas »/Nbre de tests), s’il augmente légèrement, le niveau de l’hospitalisation tend à décroître. Le gap entre le taux de « cas » et l'hospitalisation dès lors augmente en chiffre absolu (cf graphique 1.5), ce qui est rassurant.

 

La conclusion est dès lors toujours simple, globalement c'est un constat de ‘bonne santé’ sous la réserve d’une fragilité accrue des vaccinés face au covid qu’il devient urgent d’investiguer honnêtement.

 

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

Rédigé par Christophe de Brouwer

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article