Covid Belgique – Graphiques 90 - Deuxième année – 26 août 2022 (semaine 34)

Publié le 25 Août 2022

En Belgique, il fait beau, il fait chaud, profitons de ces derniers feux de l’été, car l’hiver ne sera, d’évidence, pas aussi clément (voir plus bas). Le sous-variant omicron BA5 reste toujours largement majoritaire dans une situation qui se maintient depuis fin mai : pas de nouveau sous-variant à l’horizon. Les différents indicateurs sont et restent très bas, de saison. En fait, il n’y a vraiment toujours rien à voir.

 

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J’ai apprécié cet article paru dans « Covidhub.ch » : Vérité des chiffres: « l’insoutenable légèreté de l’OMS », concernant son comportement dans le but de faire accepter la vaccination-thérapie génique. (Je vous conseille la lecture des articles proposées par ce site, ils sont de bonne qualité.)

 

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Je vous signale l’article que j’ai placé dans le vif-l’express, concernant le « fuel-poverty » ou plus sagement en français la « précarité énergétique ». La rédaction du journal changé le titre de l’écrit que j’avais intitulé « De quoi sera fait notre hiver ? »  :-( 

 

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Semaine 30 : du 25 au 31 juillet

Semaine 31 : du 1 au 7 août

Semaine 32 : du 8 au 14 août

Semaine 33 : du 15 au 21 août

Semaine 34 : du 22 au 28 août

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1. Taux de « cas »

 

Je rappelle que le taux représente le nombre de « cas » sur le nombre total de tests réalisés (durant le période considérée).

1.1. Une courbe en cloche est à nouveau bien visible sous omicron BA5, comme sous BA2 ou l’omicron d’origine. Bref, que du banal.

 

1.2. Je vous remets ce graphique dynamique reprenant, depuis l’ère « omicron », l’évolution d’une semaine sur l’autre du taux de « cas ». (Ce sont des courbes dx/dt, variant de –¥ à +1, proportionné et normalisée sur la valeur la plus haute de l’intervalle de temps étudié).

On voit clairement les variations propres à chacun des 3 « omicrons ». On ne peut pas dire qu’un groupe d’âge soit plus sensible qu’un autre groupe. Et si l’on veut absolument voir des différences, il apparaît que le groupe le plus jeune -et le moins vacciné (0-39 ans)- semble le moins sensible aux variations.

 

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2. Variables hospitalisations

 

2.1. Au niveau des entrants, c’est réellement très bas et cela ne bouge presque pas. Par 100 000 habitants, officiellement, environ 4,3 personnes estampillées covid ont été nouvellement hospitalisées pour cette dernière semaine, soit un peu moins de 0,6 par jour (Namur par exemple). Cela reste en fait stable (petite diminution constante).

Rappelons que les données en rouge, concerne les patients réellement hospitalisés à cause du covid ("pour"). Les données en vert concernent les patients admis pour une autre cause que le covid chez lesquels, incidemment, un test covid s'est révélé positif ("avec"). Le partage est d'environ '50/50'.

(L’estampille « covid » est le cumul des deux groupes.)


 

2.2. Je vous remets ce graphique dynamique reprenant depuis le début de la « crise » covid, l’évolution d’une semaine sur l’autre de 3 variables : hospitalisation, USI et mortalité. (ce sont des courbes dx/dt, variant de –¥ à +1, normalisée sur la valeur la plus haute).

Comme on peut le voir, la dernière véritable poussée épidémique de covid est celle d’octobre-novembre 2020. Depuis, il n’y a, factuellement, plus rien de particulier.


 

2.3. Vaccinés _ Non-vaccinés : 8 au 21 août

Je vous propose ici uniquement les données Hospitalisations et USI des « 65 ans et plus », seul groupe d’âge réellement intéressé par cette virose, car on sait que s’il y a un prix sanitaire à payer, c’est eux.

On ne sait plus très bien ce que déclare Sciensano en couverture vaccinale pour les 65 ans et plus : 88 ou 91 % de la population qui aurait reçu au moins la troisième dose (booster), sinon une quatrième dose. Ceci fut discuté, en ce compris les implications dans un calcul d' "incidence",  lors de deux « Graphiques » précédents, ici et ici.

 

Un deuxième booster (4e dose) a été pratiqué, selon sciensano, chez 5,1 % de la population, surtout chez des personnes âgées.

Pour la quinzaine considérée, la proportion des vaccinés-hospitalisés des 65 ans et plus est de 93,8 % de l’hospitalisation covid. Cette proportion se retrouve chez celles et ceux qui ont reçu un booster. Ces derniers représentent actuellement 79 % du groupe des hospitalisés-vaccinés.

À l’USI, dans un contexte similaire, la situation montre des tendances semblables. 93,9 % de vaccinés parmi les patients à l’USI. Et ceux qui ont reçu le booster, représentent 77 % des USI-vaccinés.


 

2.4. Décès attribués au covid en hôpital selon le statut vaccinal : 8 au 21 août

 

Pour la quinzaine considérée, chez les 65 ans et plus, 93,4 % des décédés à l’hôpital estampillés covid avaient été complètement vaccinés. Les personnes boostées représentent 89 % de ceux-ci.

* Pour des explications complémentaires liées aux graphiques de sciensano, je vous reporte aux « Graphiques n°59 ».

 

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3. Mortalité

 

« Ab nihilo, ad nihilum, per vanitatis. »

Je vous renvoie aux Graphiques 89 pour plus d’explication.

Je reprendrai tous ceci dans un travail plus ample qui devrait être publié la semaine prochaine sur le site de Kairos en réponse à un article de la presse mainstream: soyez attentif :-)

 

3.0. Pour illustrer le propos : 2 graphiques.

De l’importance des attendus et leurs "manipulations" :

Le premier compare les attendus tels que je les ai calculés avec les attendus actuels de sciensano, le tout face à l’observé rapporté par Statbel (la « réalité »). Les écarts maximum entre les attendus varient de 6 unités en août à 19 unités en mars.

Sciensano, en ayant modifié ses attendus en juin 2021, ‘littéralement’ crée des sur-mortalités, pour 2022, en fin-janvier début février, de mars à mai, et juillet août. Par rapport à mes attendus, où une surmortalité est visible en février, en avril et en juillet-août. Par contre, sciensano crée de la normalité en janvier alors que je montre de la sous-mortalité, idem pour fin février début mars, et pour le mois de mai.

J’espère vous avoir convaincu ainsi de l’importance d’un attendu (qui est une modélisation, sans plus) et sa capacité de modifier l’analyse (le sens) de l’observé (la « réalité ») avec, selon, en caisse de résonance les médias de la peur et du fake.

Posez-vous toujours la question : par rapport à quoi ? Sur base de quelles données ?

 

3.0bis. L’espérance de vie à la naissance est un autre moyen de percevoir la problématique vie-décès, un autre point de vue. Dans ce cas, l’espérance de vie à la naissance en 2021 est la meilleure de tout les temps en Belgique. Ce ne sont pas mes chiffres, mais ceux du très officiel « Bureau fédéral du plan ».

2021 était meilleure que toutes les années précédentes. Et 2020 était meilleur que 2013 et les années précédentes. (Pour 2022, il faut attendre la fin de l’année.)


 

3.1. Mortalité générale : Pour cette dernière semaine d’enregistrement, la semaine 32, la mortalité reste assez stable, tout en restant un peu au-dessus de l'attendu. (Remarquons que le niveau plancher de l’attendu vient d’être dépassé et nous reprenons donc une phase d’accroissement pour ce modèle, car ce n'est qu'un modèle.) On observe pour les mois de juillet-août une tendance à la surmortalité. L'étude par tranche d'âge (voir plus loin) montre que ce phénomène touche uniquement les 85 ans et plus. Quant à expliquer ce phénomène (recherche de causalité), c'est une autre paire de manche car, comme d'hab, on est très probablement face à des multicausalités que l'on ne pourra étudier avec sérieux que lorsque le phénomène sera derrière nous. Le reste n'est que spéculation.

 

3.2. Mortalité attribuée au covid jusqu’à aujourd’hui, comparaison entre années 2020 à 2022. Tout apparaît normal. Sa signification est assez absurde. Nous avons creusé cette question lors des Graphiques n°54. Je vous y reporte.

 

3.3. Ce graphique vous permet de ne pas utiliser d’attendus, mais de directement comparer les années les unes aux autres. Attention, les données n’ont pas été standardisées, il s’agit de données brutes.

Modification : j’ai rajouté 2019 pour la comparaison directe. Attention, il s’agit de chiffres bruts : la population en 2019 est un peu plus jeune et un peu moins nombreuse que 2022, il est donc normal d’avoir une courbe légèrement moins importante en amplitude.

Mortalité générale par tranche d'âge jusqu'à la dernière semaine d’enregistrement, la semaine 32. Ce sont probablement les graphiques les plus importants de toute la série. On sort de l'utilisation d'un attendu (méthode indirecte). On compare ici directement les années les unes aux autres (méthode directe, beaucoup mieux). Comme on peut le voir, 5 des 6 séries restent stables et de saison sur les quatre années comparées.

Pour les 85 ans et plus, la courbe, par rapport aux trois autres années, semble anormale depuis le mois de mars. Là, probablement, il se passe quelque chose pour cette population réellement fragile. Est-ce la 4e dose du vaccin-thérapie génique, est-ce lié à des modifications de comportement causées par des pénuries et des carences telles qu'elles apparaissent aujourd'hui (causées par la forte augmentation du coût de la vie), ou autre. Les causes peuvent être multiples. Mais nous devons être attentifs, essayer de comprendre et dès lors corriger.

(Pour "estimer" la mortalité post-4e dose du vaccin-thérapie génique, ce serait assez simple : 1ère étape: connaître le nombre de décès dans le 24 jours et dans les 60 jours qui suivent l’injection, idem pour les autres injections : peut-être que ces données sont en possession de sciensano ?)

 

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Conclusion

 

La situation sanitaire dans ce pays se trouve dans son cadre habituel et banal, en ce compris covidien, en réalité depuis fin 2020.

La conclusion est dès lors toujours simple, c'est un constat de ‘bonne santé'.

 

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Rédigé par Christophe de Brouwer

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