Covid Belgique – Graphiques 96 - Deuxième année – 7 octobre 2022 (semaine 40)

Publié le 6 Octobre 2022

Déjà en octobre ! Les choses risquent de devenir plus compliquées pour beaucoup et ce ne sera pas à cause du covid. Nous devons protéger nos enfants de ce qui est déjà en cours et dont nous ne pouvons prédire l’ampleur. Mais impact il y aura. Omicron, avec le sous-variant BA5, domine toujours le paysage du coronavirus toujours très faiblard et c’est tant mieux. Avec un temps plus froid qui avance, le taux de « cas » est en légère augmentation, tout comme l'hospitalisation. Pas d’inquiétude, les différents indicateurs sont et restent très bas.

Par contre, la saison de grippe pourrait redémarrer (je vous remets cela au graphique 2.4), pour le moment, ce n’est pas le cas. Et comme le niveau « covid » est et reste très bas, la grippe influenza risque d’en « profiter ». Soyez attentif et n’hésitez pas, si c’est votre choix, à vous faire vacciner contre celle-ci (vaccin classique évidemment). Je pense, perso, que cela en vaut la peine, surtout pour les personnes âgées et à risque.

 

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Perturbations du cycle menstruel après vaccination-thérapie génique contre le covid. Ce n’est pas une nouveauté, ceci est décrit depuis bien longtemps. En fait dès début 2021, les premières alertes s’étaient manifestées, inaudibles dans un monde largement devenu sourd au réalité médicale. Et la liste des études s’allonge. Plein de nouvelles études récentes continuent encore et encore à nous alerter sur les perturbations du cycle menstruel après vaccination-thérapie génique contre le covid. Elles soulignent une fréquence allant de 40% à près de 50 %, d’autant plus que le nombre d’injections augmente. Les études de problèmes liés à la grossesse devraient également susciter notre pleine attention.

La conclusion de l’étude actuellement la plus en vue (encore en preprint, approuvée et publiée le 28 septembre) : « Les anomalies menstruelles et lors de grossesses sont significativement plus fréquentes après les vaccinations COVID-19 que celles après les vaccinations contre la grippe. Un moratoire mondial sur l'utilisation des vaccins COVID-19 pendant la grossesse est conseillé jusqu'à ce que des essais prospectifs randomisés documentent la sécurité pendant la grossesse et le suivi à long terme de la progéniture. »

 

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Semaine 36 : du 5 au 11 septembre

Semaine 37 : du 12 au 18 septembre

Semaine 38 : du 19 au 25 septembre

Semaine 39 : du 26 septembre au 2 octobre

Semaine 40 : du 3 au 9 octobre

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1. Taux de « cas »

 

Je rappelle que le taux représente le nombre de « cas » sur le nombre total de tests réalisés (durant le période considérée).

1.1. La courbe remonte légèrement actuellement. Compte tenu du changement de saison, cela me semble normal.

 

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2. Variables hospitalisations

 

2.1. Au niveau des entrants, c’est réellement très bas bien que cela remonte légèrement. Par 100 000 habitants, officiellement, environ 6 personnes estampillées covid ont été nouvellement hospitalisées pour cette dernière semaine, soit un peu moins de 0,9 par jour (Namur par exemple). Cela reste donc très stable et cela le restera probablement, compte tenu de l’importance de l’immunité-collective (cf Graphiques95).

Il faut d’ailleurs tempérer ces chiffres : voir le graphique où les données en rouge concernent les patients réellement hospitalisés à cause du covid ("pour") qui sont nettement plus stables. Les données en vert concernent les patients admis pour une autre cause que le covid chez lesquels, incidemment, un test covid s'est révélé positif ("avec") et c'est là que l'augmentation actuelle se marque le plus.

(L’estampille « covid » est le cumul des deux groupes.)

 

2.2.0. Sciensano vient de modifier, la semaine dernière, son rapport hebdomadaire en supprimant ce qui, apparemment la gênait, c’est-à-dire les graphiques selon le statut vaccinal et les fameux tableaux des « « non détectable ». (pour les remarques méthodo, je vous reporte aux « Graphiques 94 »)

 

Dans le graphique 2.0. que je vous présente, c’est bien sûr le chiffre (risque relatif) de 62 % d’hospitalisés en plus chez les vaccinés complets par rapport aux non-vaccinés dans la tranche d’âge des 65 ans et plus qui est important. Avec des variations, cette donnée se répète de quinzaine en quinzaine. Elle montre, un certain temps après la vaccination complète (cela varie selon les publications, voir Graphiques 57), un risque accru d’hospitalisation chez les vaccinés complets par rapport à la population de référence que sont les non-vaccinés. C’est parfaitement anormal car au pire, cela devrait être 0 % (absence de protection), pourtant c’est encore « plus pire » que pire. La pratique des boosters devrait améliorer l’image (pour le moment, ce n’est pas le cas avec la 4e et 5e doses), certes, mais pour combien de temps ?

2.2.1. Suivi diachronique des Vaccinés - Non-vaccinés : du 19 septembre au 2 octobre, hospitalisation et USI.

Pour la quinzaine considérée, la proportion des vaccinés-hospitalisés des 65 ans et plus est de 92,2 % de l’hospitalisation covid, avec une remontée de ces derniers au niveau de l'hospitalisation mais pas à l'USI. Ceux qui ont reçu un booster représentent actuellement 74 % du groupe des hospitalisés-vaccinés.

À l’USI, dans un contexte similaire, la situation montre des tendances semblables. 92,7 % de vaccinés parmi les patients à l’USI. Et ceux qui ont reçu le booster, représentent 87 % des USI-vaccinés.

La campagne du deuxième booster (4e dose) a débuté (et même dans certains cas, une 5è dose!). Déjà environ 59 % des 65 ans et plus l’ont réalisé. À ce jour, aucun impact positif de cette 4e dose, voir 5e dose, n'est visible au niveau des courbes des hospitalisés, de l’USI ou de la mortalité à l'hôpital (cf graphique 2.3), selon le statut vaccinal, l'augmentation des hospitalisation et de l'USI se réalise essentiellement chez les "vaccinés et les boostés" (3+ doses). Cela pose question, c'est évident :

 

2.3. Décès attribués au covid en hôpital selon le statut vaccinal : du 19 septembre au 2 octobre.

 

Pour la quinzaine considérée, chez les 65 ans et plus, 94,6 % des décédés à l’hôpital estampillés covid avaient été complètement vaccinés. Les personnes boostées représentent 83 % de ceux-ci.

(Avec les 97% de vaccinés parmi les décédés hospitaliers pour la quinzaine passée, on reste, avec cette quinzaine qui chevauche la précédente, encore avec des niveaux fort élevés: ici aussi, jusqu'à présent, aucun effet positif de la 4 ou 5e injection visible.)

* Pour des explications complémentaires liées aux graphiques de sciensano, je vous reporte aux « Graphiques n°59 ».

 

2.4. Syndrome grippal détecté par les médecins généralistes vigies.

Comme vous pouvez le constater, la saison grippal semble vouloir reprendre (données sciensano). Le seuil épidémique est apparemment légèrement dépassé depuis 2 semaines. C’est un bon signal, en ce mois d’octobre, pour celles et ceux qui le souhaitent, de réaliser son vaccin anti-grippe (évidemment avec un vaccin classique). Personnes à risque et personnes âgées devraient y penser, bien sûr toujours en toute liberté individuelle.

 

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3. Mortalité

 

Pour le calcul de l’attendu, je vous renvoie aux « Graphiques 52» et aux Graphiques 91.

 

3.1. Mortalité générale (toutes causes) : Pour cette dernière semaine d’enregistrement, la semaine 38, la mortalité toutes causes se maintient au niveau des attendus.

 

3.2. Mortalité attribuée au covid jusqu’à aujourd’hui, comparaison entre années 2020 à 2022. Tout apparaît normal. Sa signification est assez absurde. Nous avons creusé cette question lors des Graphiques n°54. Je vous y reporte.

 

3.3. Ce graphique vous permet de ne pas utiliser d’attendu, mais de directement comparer les années les unes aux autres. Attention, les données n’ont pas été standardisées, il s’agit de données brutes.

Mortalité générale par tranche d'âge jusqu'à la dernière semaine d’enregistrement, la semaine 38. Ce sont probablement les graphiques les plus importants de toute la série. On sort de l'utilisation d'un attendu (méthode indirecte). On compare ici directement les années les unes aux autres (méthode directe, beaucoup mieux). Comme on peut le voir, les 6 séries se comparent actuellement assez bien sur les 4 dernières années.

Pour les 75-84 ans, la petite surmortalité que nous avons pointée il y a quatre semaines encore, est terminée depuis. Cette dernière semaine d’enregistrement confirme cela.

Pour les 85 ans et plus, la courbe, par rapport aux trois autres années, apparaissait anormale depuis le mois de mars. Depuis quatre semaines, cela s’est se normalisé.

(Car là, il se passait quelque chose pour cette population réellement fragile. Était-ce la 4e dose du vaccin-thérapie génique, est-ce lié à des modifications de comportement causées par des pénuries et des carences telles qu'elles apparaissent aujourd'hui (causées par la forte augmentation du coût de la vie), ou autres. Les causes peuvent et sont, dans le cas des personnes âgées certainement multiples.

Pour pouvoir "estimer" une mortalité post-4e dose du vaccin-thérapie génique, la première chose à faire serait assez simple : connaître le nombre de décès dans le 24 jours et dans les 60 jours qui suivent l’injection, idem pour les autres injections : les Anglais l’ont fait, pourquoi pas nous. Et peut-être que ces données sont en possession de sciensano ?)

 

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Conclusion

 

La situation sanitaire dans ce pays se trouve dans son cadre habituel et banal, en ce compris covidien, en réalité depuis fin 2020.

La conclusion est dès lors toujours simple, c'est un constat de ‘bonne santé'.

 

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Rédigé par Christophe de Brouwer

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