Covid Belgique – Graphiques 98 - Deuxième année – 21 octobre 2022 (semaine 42)

Publié le 20 Octobre 2022

Omicron, avec le sous-variant BA5, domine toujours un paysage du coronavirus toujours très faiblard, même s’il reprend un peu de vigueur avec la mauvaise saison, quoique déjà le taux de « cas » marque le pas (voir plus loin). Rien d’anormal. Pas d’inquiétude, les différents indicateurs sont et restent très bas.

Par contre, la saison de grippe pourrait redémarrer (je vous remets cela au graphique 2.4), pour le moment, ce n’est pas vraiment le cas, même si le niveau de grippe fleurte avec le seuil épidémique. Et comme le niveau « covid » est et reste très bas, la grippe influenza pourrait en « profiter ». Soyez attentif et n’hésitez pas, si c’est votre choix, à vous faire vacciner contre celle-ci (vaccin classique évidemment). Je pense, perso, que cela en vaut la peine, surtout pour les personnes âgées et/ou à risque.

 

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Voici un article déjà ancien, paru le 22 septembre 2022 (mais online le 31 août) dans l’importante revue « Vaccine », de l’équipe de Peter Doshi (USA ; fort impliqué dans le recherche sur le covid et sa vaccination, dont nous connaissons la qualité du travail) concernant les risques graves faisant suite aux vaccins-thérapies géniques. 

Grosso modo, durant la durée d’observation de l’étude, un groupe placebo montre un risque d’un effet grave de santé (de causes multiples et diverses) d’environ 30 / 10 000 personnes durant la période d’observation. La seule et unique cause de la vaccination-thérapie génique augmente ce risque d’effets graves d’environ 40 % (soit un surplus de 12,5 /10 000).

Assez étonnant, tellement c’est massif. Évidemment l’équipe se pose la question du risque-bénéfice de ce type de vaccination-thérapie génique.

 

Ici le tableau portant sur le vaccin Pfizer, concernant la sous-classe des effets secondaires sérieux dit d’intérêt spécial (AESIs): ce sont les effets sur l’appareil cardio-vasculaires qui dominent.

(AESIs : adverse events of special interest, soit des effets préselectionnés, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y ait pas d'autres effets graves, tels ceux chez les femmes

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Récemment, par une publication dans l’importante revue scientifique Annals of Internal Medicine du 4 octobre 2022, une équipe américaine montre un risque « inédit » de myocardite/pericardite chez des enfants de 5 à 17 ans, aussi élevé que 1 pour 7 000 injections. Le risque étant nettement plus élevé lors de la seconde injection.

Pour des « vaccins » qui n’ont aucune utilité dans cette classe d’âge, faut le faire !

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De nombreux médecins, cardiologues et autres, demandent un moratoire sur le vaccin-thérapie génique, de façon à pouvoir étudier le problème des effets secondaires graves.

En voici un exemple, publié le 26 septembre, d’un cardiologue anglais de Santé publique bien connu qui, dans un premier temps, fut un fervent partisan de la vaccination. Il est tombé de haut.

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Vous trouverez des chiffres très semblables exposés ici  (11 octobre 2022).

 

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Semaine 38 : du 19 au 25 septembre

Semaine 39 : du 26 septembre au 2 octobre

Semaine 40 : du 3 au 9 octobre

Semaine 41 : du 10 au 16 octobre

Semaine 42 : 17 au 23 octobre

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1. Taux de « cas »

 

Je rappelle que le taux représente le nombre de « cas » sur le nombre total de tests réalisés (durant le période considérée).

1.1. La courbe, après une petite augmentation, marque le pas et rediminue. Compte tenu du changement de saison contrebalancé par une immunité collective très large, cela me semble assez normal.

 

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2. Variables hospitalisations

 

2.1. Au niveau des entrants, c’est réellement très bas bien que cela remonte légèrement. Par 100 000 habitants, officiellement, environ 7 personnes estampillées covid ont été nouvellement hospitalisées pour cette dernière semaine, soit un peu plus de 0,9 par jour (Namur par exemple). Cela reste donc très stable et cela le restera probablement, compte tenu de l’importance de l’immunité-collective (cf Graphiques95).

En effet, pour la semaine écoulée, les chiffres d’occupation hospitalière ne bouge quasi pas.

 

Il faut d’ailleurs tempérer ces chiffres : voir le graphique où les données en rouge concernent les patients réellement hospitalisés à cause du covid ("pour"). Les données en vert concernent les patients admis pour une autre cause que le covid chez lesquels, incidemment, un test covid s'est révélé positif ("avec").

(L’estampille « covid » est le cumul des deux groupes.)

 

 

2.1bis. Je pense intéressant de vous remettre, encore une fois, cette courbe dynamique du flux des personnes hospitalisées pour covid, à l’USI et décédées toujours pour cause de covid. La courbe représente les modifications en plus ou en moins du flux d’une semaine sur l’autre. Les données sont normalisées sur la valeur la plus élevée (=1).

Comme vous pouvez le constater, depuis omicron, si les fluctuations de flux de l’hospitalisation restent encore visibles, ceux portant sur l’USI ou les décès ne se modifient que très peu de semaine en semaine avec des données brutes très basses. Cela montre une certaine bénignité de l’infection omicron par rapport aux infections des variants précédents de 2021. Et de toute façon, seules les deux poussées de 2020 montrent une modification brutale et importante de flux qui caractérise une épidémie. Ensuite nous sommes dans des variations endémiques qui, sans préjuger de l’avenir, donne l’impression de s’amortir progressivement.

 

2.2. Vaccinés - Non-vaccinés : du 3 au 16 octobre

 

2.2.0. Sciensano a supprimé, il y a quelques petites semaines, de son rapport hebdomadaire, ce qui apparemment la gênait, c’est-à-dire les graphiques selon le statut vaccinal et les fameux tableaux des « « non détectable ». Je vous propose, pour les plus de 65 ans, la première partie de ce graphique et aussi que le tableau. (pour les remarques méthodo, je vous reporte aux « Graphiques 94 »)

 

(Moyenne journalière du nombre de nouvelles hospitalisations covid-19)

De ce graphique 2.2.0, ce qui est le plus important, c’est bien sûr le chiffre (risque relatif) de 64,5 % de risque d’être hospitalisés pour les vaccinés complets (hors boosters) par rapport au groupe de référence que sont les non-vaccinés dans la tranche d’âge des 65 ans. Pour le moment, avec des faibles variations, cette donnée se répète de quinzaine en quinzaine. Elle montre, un certain temps après la vaccination complète (cela varie selon les publications, voir Graphiques 57), un risque accru d’hospitalisation chez les vaccinés complets (hors boosters) par rapport à la population de référence que sont les non-vaccinés (les non-vaccinés sont moins à risque d’être hospitalisés que les vaccinés complets). C’est parfaitement anormal car au pire, cela devrait être 0 % (absence de protection), pourtant c’est encore « plus pire » que pire. La pratique des boosters devrait (ce n'est actuellement pas le cas) améliorer l’image, certes, mais pour combien de temps ?

 

2.2.1. Suivi diachronique des Vaccinés - Non-vaccinés : du 3 au 16 octobre, hospitalisation et USI.

Pour la quinzaine considérée, la proportion des vaccinés-hospitalisés complets des 65 ans et plus est de 94,7 % de l’hospitalisation covid. Ceux qui ont reçu un booster représentent actuellement 82 % du groupe des hospitalisés-vaccinés complets.

À l’USI, dans un contexte similaire, la situation montre des tendances semblables. 98,8 % de vaccinés complets parmi les patients à l’USI, à nouveau un ‘record’ ! Et ceux qui ont reçu le booster, représentent 82 % des USI-vaccinés complets.

La campagne du deuxième booster (4e dose) a débuté (et même dans certains cas, une 5è dose!). Déjà environ 66 % des 65 ans et plus l’ont réalisé. À ce jour, aucun impact de cette 4e dose, voir 5e dose, n'est visible au niveau des courbes des hospitalisés, de l’USI ou de la mortalité à l'hôpital (cf graphique 2.3), selon le statut vaccinal, au contraire, les écarts en défaveur de la vaccination semblent s’accentuer pour l'hospitalisation et l'USI :

 

2.3. Décès attribués au covid en hôpital selon le statut vaccinal : du 3 au 16 octobre.

 

Pour la quinzaine considérée, chez les 65 ans et plus, 89,3 % des décédés à l’hôpital estampillés covid avaient été complètement vaccinés. Les personnes boostées représentent 85 % de ceux-ci.

* Pour des explications complémentaires liées aux graphiques de sciensano, je vous reporte aux « Graphiques n°59 ».

 

2.4. Syndrome grippal détecté par les médecins généralistes vigies.

Donnée de la semaine 41 non encore communiquée par sciensano.

 

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3. Mortalité

 

Pour le calcul de l’attendu, je vous renvoie aux « Graphiques 52» et aux Graphiques 91.

 

3.1. Mortalité générale (toutes causes) : Pour cette dernière semaine d’enregistrement, la semaine 40, la mortalité toutes causes semble à nouveau légèrement en surmortalité par rapport à l'attendu. On verra la semaine prochaine si cela se confirme.

 

3.2. Mortalité attribuée au covid jusqu’à aujourd’hui, comparaison entre années 2020 à 2022. Tout apparaît normal. Sa signification est assez absurde. Nous avons creusé cette question lors des Graphiques n°54. Je vous y reporte.

 

3.3. Ce graphique vous permet de ne pas utiliser d’attendu, mais de directement comparer les années les unes aux autres. Attention, les données n’ont pas été standardisées, il s’agit de données brutes.

Mortalité générale par tranche d'âge jusqu'à la dernière semaine d’enregistrement, la semaine 40. Ce sont probablement les graphiques les plus importants de toute la série. On sort de l'utilisation d'un attendu (méthode indirecte). On compare ici directement les années les unes aux autres (méthode directe, beaucoup mieux). Comme on peut le voir, les 6 séries se comparent actuellement assez bien sur les 4 dernières années.

De 0 à 74 ans, il n’y strictement rien d’anormal et donc rien à voir.

Pour les 75-84 ans, la petite surmortalité que nous avons pointée il y a un bon mois, est terminée depuis.

Pour les 85 ans et plus, la courbe, par rapport aux trois autres années, apparaissait anormale depuis le mois de mars, puis était rentré dans l’ordre il y a quelques semaines. Cette dernière semaine d’enregistrement montre, malheureusement, que la petite surmortalité des 85 ans et plus est revenue. Il faudra se poser les bonnes questions.

(Car là, il se passait quelque chose pour cette population réellement fragile. Était-ce la 4e ou 5e dose du vaccin-thérapie génique, est-ce lié à des modifications de comportement causées par des pénuries et des carences telles qu'elles apparaissent aujourd'hui (causées par la forte augmentation du coût de la vie), ou autres. Les causes peuvent et sont, dans le cas des personnes âgées certainement multiples.

Pour pouvoir "estimer" une mortalité post-4e dose du vaccin-thérapie génique, la première chose à faire serait assez simple : connaître le nombre de décès dans le 24 jours et dans les 60 jours qui suivent l’injection, idem pour les autres injections : les Anglais l’ont fait, pourquoi pas nous. Et peut-être que ces données sont en possession de sciensano ?)

 

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Conclusion

 

La situation sanitaire dans ce pays se trouve et reste dans son cadre habituel et banal, en ce compris covidien, en réalité depuis fin 2020. La vaccination-thérapie génique pose toujours questions et problèmes.

La conclusion est dès lors toujours simple, c'est un constat de ‘bonne santé’.

 

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Rédigé par Christophe de Brouwer

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