Covid Belgique – Graphiques 102 - Deuxième année – 18 novembre 2022 (semaine 46)

Publié le 17 Novembre 2022

L’univers covid est bien calme, à ce point calme que cela n’intéresse plus beaucoup de personnes et c’est tant mieux, et ce malgré quelques velléités de nos médias de la peur, leurs prophéties ne sont heureusement pas auto-réalisatrices. Nous restons sous omicron avec le sous-variant BA5 qui domine toujours un paysage plat du coronavirus. En effet, les différents indicateurs sont et restent très bas. Comme vous voyez, c’est du déjà lu et, de mon point de vue, c’est également tant mieux !

Par contre, sur le versant vaccination-thérapie génique expérimentale, les interrogations sont de plus en plus pressantes, la balance bénéfice-risque complètement questionnable, les articles critiques se suivent dans d’excellents journaux scientifiques, et ce début de bouillonnement est aussi une excellente nouvelle.

 

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Rappelez-vous la polémique indécente … Un article très intéressant de France-Soir sur l’antibiothérapie utile lors d’une infection au covid: « La fin d’un mythe : "Si c’est un virus, pas d’antibiotique ?" Dr Claude Escarguel ». Bien que de nombreux médecins traitants n’aient pas attendu LM pour aider leur patient atteint de covid, notamment, par un traitement antibiotique bien mené, je tiens une nouvelle fois à rendre hommage au prof Luc Montagnier pour sa clairvoyance dans ce domaine.

(Claude Escarguel est un microbiologiste reconnu, ancien président du Syndicat national des praticiens des hôpitaux généraux, ancien responsable du laboratoire de l’institut de Pédiatrie de Marseille.)

Des données vraiment utiles à la compréhension des modifications de la flore intestinale induites par le sars-cov-2 (notamment la capacité de certains virus à la bactériophagie dont le sars-cov-2) et de son importance dans la compréhension de la maladie, ont été apportés par plusieurs équipes de recherche. Plus spécifiquement sur la question posée, c’est l’équipe de Carlo Brogna qui a, récemment (publié en avril 2022), investigué celle-ci (l’étude est citée par France-Soir), ou également ici.

 

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Semaine 42 : 17 au 23 octobre

Semaine 43 : du 24 au 30 octobre

Semaine 44 : du 31 octobre au 6 novembre

Semaine 45 : du 7 au 13 novembre

Semaine 46 : du 14 au 20 novembre

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1. Taux de « cas »

 

Je rappelle que le taux représente le nombre de « cas » sur le nombre total de tests réalisés (durant le période considérée).

 

1.1. La courbe, après une petite augmentation, marque le pas et arrive lentement à un étiage. Compte tenu du changement de saison contrebalancé par une immunité collective très large, tout cela me semble banal.

Le sous-variant BA5 d'omicron reste dominant. Mais des tas de sous-sous-dérivés de ce sous-variant apparaissent (BQ, XBB, XBE, ... ou, pour faire simple, sous d'autres acronymes 21K et L ou 22 A à F) et qui expliquent probablement les petits moutonnements qu'on peut observer par moment.

 

1.2. Notons que ces taux très bas se réalisent dans un contexte où le nombre de tests réalisés est de plus en plus faible. Autant le savoir, car si demain, les médias de la peur refont du tapage anxiogène, forcément ce nombre de tests augmentera, et en conséquence le nombre de tests positifs, ce qui alimentera, comme à chaque fois, le cercle vicieux de la peur et de l’anxiété, ce qui poussera à faire plus de tests, et ainsi de suite, sans aucune base objective et donc justificative.

 

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2. Variables hospitalisations

 

2.1. Au niveau des entrants, c’est réellement très bas, il faut remonter aux mois d’été de 2021 pour trouver des chiffres d’hospitalisation aussi bas. Par 100 000 habitants, officiellement 2,6 personnes estampillées covid ont été nouvellement hospitalisées pour cette dernière semaine, soit un peu moins de 0,4 par jour (Namur par exemple). Le contexte est donc celui d’indicateurs très bas et cela le restera probablement, compte tenu de l’importance de l’immunité-collective (cf Graphiques95).

 

Il faut d’ailleurs encore tempérer ces chiffres : voir le graphique où les données en rouge concernent les patients réellement hospitalisés à cause du covid ("pour"). Les données en vert concernent les patients admis pour une autre cause que le covid chez lesquels, incidemment, un test covid s'est révélé positif ("avec").

(L’estampille « covid » est le cumul des deux groupes.)

 

2.2. Vaccinés - Non-vaccinés : du 31 octobre au 13 novembre

 

2.2.0. Sciensano a supprimé, il y a quelques semaines, de son rapport hebdomadaire, ce qui apparemment la gênait, c’est-à-dire les graphiques selon le statut vaccinal et les fameux tableaux des « « non détectable ». Je vous propose, pour les 65 ans et plus, ce graphique, chiffres bruts et incidences et aussi que le tableau des « non-détectable ». (pour les remarques méthodo, je vous reporte aux « Graphiques 94 »)

 

De ce graphique 2.2.0, ce qui est le plus important, c’est bien sûr le chiffre (risque relatif) de 63,1 % de risque supplémentaire d’être hospitalisés pour les vaccinés complets (hors boosters) par rapport au groupe de référence que sont les non-vaccinés dans la tranche d’âge des 65 ans et plus, pour la quinzaine étudiée. Avec des variations, cette donnée se répète de quinzaine en quinzaine, ce phénomène apparaît 2 à 3 mois après la vaccination. C’est parfaitement anormal car au pire, cela devrait être 0 % (absence de protection), pourtant c’est encore « plus pire » que pire. Cela a probablement des implications cliniques. De solides études publiées dans d’excellentes revues scientifiques ou d'observations d'autres pays confirment cela.

 

Moyenne journalière du nombre de nouvelles hospitalisations covid-19

 

2.2.1. Suivi diachronique des Vaccinés - Non-vaccinés : du 31 octobre au 13 novembre, hospitalisation et USI.

Pour la quinzaine considérée, la proportion des vaccinés-hospitalisés des 65 ans et plus est de 94,6 % de l’hospitalisation covid, dans un contexte de chiffres bas tant pour l'hospitalisation que pour  l'USI. Ceux qui ont reçu un booster représentent actuellement 82 % du groupe des hospitalisés-vaccinés.

À l’USI, dans un contexte similaire, la situation montre des tendances semblables. 87,5 % de vaccinés parmi les patients à l’USI. Et ceux qui ont reçu le booster, représentent 93 % des USI-vaccinés.

 

La campagne des 4e doses pour les 65 ans et plus s’est fortement ralentie et nous restons à environ 71 % de couverture pour ceux-ci. À ce jour, toujours aucun impact de cette 4e dose, voir 5e dose, n'est visible au niveau des courbes des hospitalisés, selon le statut vaccinal (et je remarque que cette observation apparaît confirmée par de solides études publiées dans d’excellentes revues scientifiques). Pour le reste, les chiffres sont vraiment petits, et donc les variations d’une quinzaine à l’autre peuvent être relativement importantes.

 

2.3. Décès attribués au covid en hôpital selon le statut vaccinal : du 31 octobre au 13 novembre.

 

Pour la quinzaine considérée, chez les 65 ans et plus, 85,7 % des décédés à l’hôpital estampillés covid avaient été complètement vaccinés. Les personnes boostées représentent 86 % de ceux-ci.

* Pour des explications complémentaires liées aux graphiques de sciensano, je vous reporte aux « Graphiques n°59 ».

 

2.4. Syndrome grippal détecté par les médecins généralistes vigies.

Comme vous pouvez le constater, pour le moment, il n’y a pas de poussée épidémique de grippe-influenza.

 

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3. Mortalité

 

Pour le calcul de l’attendu, je vous renvoie aux « Graphiques 52» et aux Graphiques 91.

 

3.1. Mortalité générale (toutes causes) : Pour cette dernière semaine d’enregistrement, la semaine 44, la mortalité toutes causes est franchement en sous-mortalité. Les semaines se suivent et ne se ressemble pas. On a une évolution en dent de scie.

 

3.2. Mortalité attribuée au covid jusqu’à aujourd’hui, comparaison entre années 2020 à 2022. Tout apparaît normal. Sa signification est assez absurde. Nous avons creusé cette question lors des Graphiques n°54. Je vous y reporte.

 

3.3. Ce graphique vous permet de ne pas utiliser d’attendu, mais de directement comparer les années les unes aux autres. Attention, les données n’ont pas été standardisées, il s’agit de données brutes.

Mortalité générale par tranche d'âge jusqu'à la dernière semaine d’enregistrement, la semaine 44. Ce sont probablement les graphiques les plus importants de toute la série. On sort de l'utilisation d'un attendu (méthode indirecte). On compare ici directement les années les unes aux autres (méthode directe, beaucoup mieux). Comme on peut le voir, les 6 séries se comparent actuellement assez bien sur les 4 dernières années.

 

De 0 à 74 ans, il n’y strictement rien d’anormal et donc rien à voir.

Pour les 75-84 ans, la petite surmortalité que nous avons pointée il y a un bon mois, est terminée depuis.

Pour les 85 ans et plus, la courbe, par rapport aux trois autres années, apparaissait anormale, en surmortalité, depuis le mois de mars, puis une évolution en dent de scie est apparue et cette dernière semaine, nous sommes en franche sous-mortalité pour cette tranche d’âge. Cela semble être corrélé avec le ralentissement de la campagne de 4e dose chez les plus de 65 ans (attention corrélation ne veut pas dire causalité). Nous devons donc essayer de nous poser les bonnes questions.

(Car là, il se passait quelque chose pour cette population réellement fragile. Était-ce la 4e ou 5e dose du vaccin-thérapie génique, est-ce lié à des modifications de comportement causées par des pénuries et des carences telles qu'elles apparaissent aujourd'hui (causées par la forte augmentation du coût de la vie), ou autres. Les causes peuvent et sont, dans le cas des personnes âgées et fragiles certainement multiples.

Pour pouvoir "estimer" une mortalité post-4e dose du vaccin-thérapie génique, la première chose à faire serait assez simple : connaître le nombre de décès dans le 24 jours et dans les 60 jours qui suivent l’injection, idem pour les autres injections : les Anglais l’ont fait, pourquoi pas nous. Et peut-être que ces données sont en possession de sciensano ?)

 

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Conclusion

 

Apparemment, la situation reste banale, il n’y a plus de problème covid en Belgique pour le moment.

 

Par ailleurs, des soupçons très solides concernant l'absence d'efficacité des vaccins-thérapies géniques et notamment le nouveau bivalent. De même que les effets secondaires de ces vaccins, à court, moyen et long terme restent un sujet de réelle préoccupation, la mortalité des 85 ans et plus, qui n'est actuellement plus observée, doit être interrogée, et de ce point de vue, on doit aller plus loin que le mépris actuel.

 

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Rédigé par Christophe de Brouwer

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