Covid Belgique – Graphiques 104 - Troisième année – 2 décembre 2022 (semaine 48)

Publié le 29 Novembre 2022

J’entame la troisième année de « Graphiques » dans un calme plat qui se poursuit pour le covid. Une bonne nouvelle pour la Saint-Nicolas :-)

Ceci pour dire que, ce mois de décembre, je ferai encore un bulletin dans 15 jours, puis le suivant début janvier. Ensuite, on verra. En effet, il n’y a plus grand chose à se mettre sous la dent et les fêtes arrivent, pour vous comme pour moi.

(Mais je continuerai d’encoder régulièrement les données et si quelque chose d’anormal devait être observé, je vous en ferai part rapidement.)

 

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L'arrivée en bateau de Sint-Niklaas et de Zwarte Piet à Anvers : ils débarquent.

 

 

Cadeau de Saint-Nicolas ?

Le vaccin Sanofi-GSK vidprevtyn a été agréé par l’Europe (autorisation standard) pour les personnes de 18 ans et plus en rappel, ce 10 novembre. Il s’agit d’un vaccin classique par protéines antigéniques, adapté aux sous-variants omicron. Il faut voir quelle sera son utilisation précise. L’Europe en aurait acheté quelques 75 millions de doses et le vaccin serait disponible dès ce mois-ci (sa production avait commencé dès septembre). Son objectif est de devenir le vaccin de référence en rappel en Europe.

Dans la mesure où son adjuvant est le même que celui utilisé par GSK pour son vaccin grippe, on doit s’attendre pour la saison 2023-24, à un vaccin combiné avec ce dernier.

Je reste cependant attentif. Valneva avait été annoncé pour le début de cette année, mais depuis son rachat partiel par pfizer, on en entend plus parler : il a sombré sous les coups de la commission européenne qui a diminué drastiquement sa promesse d'achat. Apparemment nuvavoxid de Novovax, autre vaccin par protéines recombinantes, fait son petit chemin en Amérique du nord où il a, semble-t-il, trouvé son créneau, mais chez nous, cela reste confidentiel. Et nous avons toujours le soupçon d’un risque d’apparition d’anticorps facilitants (graphiques 49), que des études anciennes avaient mises en avant lors d ‘essais de vaccination contre un autre coronavirus. Il faut donc vérifier cet aspect également.

 

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En France, la bataille continue pour la réintégration du personnel de soin, injustement écarté pour refus de vaccination, alors que l’on sait depuis belle lurette que le vaccin n’empêche en rien la transmission du virus. Voir « Graphiques 100 ».

Ici un article que je trouve intéressant qui montre que le problème est purement politique et en rien sanitaire. Un véritable scandale politique : j’espère qu’un jour on mettra au clair les tenants et aboutissants de ce scandale et les éventuels niveaux de corruption qui s’y rattachent.

https://www.epochtimes.fr/soignants-non-vaccines-pourquoi-le-gouvernement-se-braque-t-il-2170756.html

 

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Semaine 44 : du 31 octobre au 6 novembre

Semaine 45 : du 7 au 13 novembre

Semaine 46 : du 14 au 20 novembre

Semaine 47 : du 21 au 27 novembre

Semaine 48 : du 28 novembre au 4 décembre

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1. Taux de « cas »

 

Je rappelle que le taux représente le nombre de « cas » sur le nombre total de tests réalisés (durant le période considérée).

 

1.1. La courbe, de son un étiage, montre une légère remontée. Compte tenu de l’entrée progressive en saison d’hiver, contrebalancé par une immunité collective très large, tout cela me semble banal.

Le sous-variant BA5 d'omicron reste dominant. Mais des tas de sous-sous-dérivés de ce sous-variant apparaissent (BQ, XBB, XBE, ... ou, pour faire simple, sous d'autres acronymes 21K et L ou 22 A à F) et qui expliquent probablement les petits moutonnements qu'on peut observer par moment comme actuellement.

 

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2. Variables hospitalisations

 

2.1. Au niveau des entrants, c’est réellement très bas. Par 100 000 habitants, officiellement 4 personnes estampillées covid ont été nouvellement hospitalisées pour cette dernière semaine, soit un peu moins de 0,6 par jour (Namur par exemple). Le contexte est donc celui d’indicateurs très bas et cela le restera probablement, compte tenu de l’importance de l’immunité-collective (cf Graphiques95).

Il faut d’ailleurs encore tempérer ces chiffres : voir le graphique où les données en rouge concernent les patients réellement hospitalisés à cause du covid ("pour"). Les données en vert concernent les patients admis pour une autre cause que le covid chez lesquels, incidemment, un test covid s'est révélé positif ("avec").

(L’estampille « covid » est le cumul des deux groupes.)

 

2.2. Vaccinés - Non-vaccinés : du 14 au 27 novembre

 

2.2.0. Sciensano a supprimé, depuis quelques mois, de son rapport hebdomadaire, ce qui apparemment la gênait, c’est-à-dire les graphiques selon le statut vaccinal et les fameux tableaux des « « non détectable ». Je vous propose, pour les 65 ans et plus, ce graphique, chiffres bruts et incidences et aussi que le tableau des « non-détectable ». (pour les remarques méthodo, je vous reporte aux « Graphiques 94 »)

 

De ce graphique 2.2.0, ce qui est le plus important, c’est bien sûr le chiffre (risque relatif) de 41,8 % de risque supplémentaire d’être hospitalisés pour les vaccinés complets (hors boosters) par rapport au groupe de référence que sont les non-vaccinés dans la tranche d’âge des 65 ans pour la quinzaine étudiée. Voir Graphiques 57) Avec des variations, cette donnée se répète de quinzaine en quinzaine, ce phénomène apparaît 2 à 3 mois après la vaccination. C’est parfaitement anormal car au pire, cela devrait être 0 % (absence de protection), pourtant c’est encore « plus pire » que pire. Cela a probablement des implications cliniques. De solides études publiées dans d’excellentes revues scientifiques ou d'observations d'autres pays confirment cela.

D’autre part, la faiblesse de la réduction relative du risque avec le booster. Cette dernière quinzaine, elle est de 48 %.

 

Moyenne journalière du nombre de nouvelles hospitalisations covid-19

2.2.1. Suivi diachronique des Vaccinés - Non-vaccinés : du 14 au 27 novembre, hospitalisation et USI.

Pour la quinzaine considérée, la proportion des vaccinés-hospitalisés des 65 ans et plus est de 92,3 % de l’hospitalisation covid, dans un contexte de chiffres bas tant pour l'hospitalisation que pour  l'USI. Ceux qui ont reçu un booster représentent actuellement 84 % du groupe des hospitalisés-vaccinés. Les semaines se suivent et se ressemblent !

À l’USI, dans un contexte similaire, 95,2 % de vaccinés parmi les patients à l’USI. Et ceux qui ont reçu le booster, représentent 93 % des USI-vaccinés.


La campagne des 4e doses pour les 65 ans et plus s’est fortement ralentie. La couverture actuelle est d’environ 72 % pour cette tranche d’âge.

À ce jour, toujours aucun impact de cette 4e dose, voir 5e dose, n'est visible au niveau des courbes des hospitalisés, selon le statut vaccinal, au contraire semble-t’il (et je remarque que cette observation apparaît confirmée par de solides études publiées dans d’excellentes revues scientifiques). Pour le reste, les chiffres sont vraiment petits, et donc les variations d’une quinzaine à l’autre peuvent être relativement importantes.

 

2.3. Décès attribués au covid en hôpital selon le statut vaccinal : du 14 au 27 novembre.

 

Pour la quinzaine considérée, chez les 65 ans et plus, 91,7 % des décédés à l’hôpital estampillés covid avaient été complètement vaccinés. Les personnes boostées représentent 91 % de ceux-ci.

* Pour des explications complémentaires liées aux graphiques de sciensano, je vous reporte aux « Graphiques n°59 ».

 

2.4. Syndrome grippal détecté par les médecins généralistes vigies.

Le seuil épidémique est légèrement dépassé pour cette dernière semaine d’enregistrement (47), quasi sans composante covid, ce qui nous change des deux années précédentes. Est-ce une saison grippale qui commence, un peu comme « anciennement » ?

 

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3. Mortalité

 

Pour le calcul de l’attendu, je vous renvoie aux « Graphiques 52» et aux Graphiques 91.

***Ayant à nouveau vu une émission expliquant avec beaucoup de graphiques, la surmortalité (forcément liée à la vaccination, aucune autre hypothèse n'est émise!) des tranches d'âge jeune, sur base d'euromomo, je tiens à réaffirmer que c'est faux, en l'état de notre connaissance. Donc je ré-explique. On est dans de la très mauvaise science. Jamais l'auteur de ce plaidoyer lamentable ne s'est posé la question de l' "attendu". L'attendu utilisé par euromomo est une modélisation fondamentalement basée sur un équation (une série) de Fourrier. Dans la meilleure hypothèse, il faudrait donc calculer les coefficients du modèle de façon à 'fitter' (correspondre) le mieux possible la réalité de la "moyenne" des années précédentes (et encore, là aussi on peut discuter du fait que généralement les données utilisées ne sont pas standardisées). Or ce n'est pas ce qui se passe. Voici ce que sciensano nous explique, lorsqu'ils ont modifié leurs attendus: " Afin de préserver le rôle principal de Be-MOMO, qui est de détecter la surmortalité à un stade précoce lors d'événements spécifiques". L'ajustement s'est réalisé le 14 juin 2021. Il a été radical puisque le nombre d'attendus a diminué d'environ 12 décès par jour, ce qui est réellement conséquent pour la Belgique (ce serait une diminution de plus de 60 décès par jour en France pour l'attendu).

Ce qui est évidemment important de souligner est que ceci s'est fait en collaboration avec euromomo-europe. En effet l'attendu est calculé à partir d'un algorithme dont "Les exigences ont été définies sur la base d'un consensus des partenaires d'EuroMOMO".

La correction belge est donc réalisé en consensus européen.

Voici le résultat: depuis la modification, 2021 et 2022 sont en surmortalité quasi continue ... jusqu'au mois d'octobre 2022. Depuis il y a un rattrapage de l'attendu de sciensano sur mon attendu! Me liraient-ils? Le socle des données (le "gold standard"), c'est l'étude par données standardisées de 2021. Cette étude montre que cette année est la meilleure de tous les temps avec l'année 2019. (Si par la méthode indirecte -utilisation des attendus-, les résultats s'écartent des résultats du gold standard, c'est que cette méthode indirecte est erronée.)

Il n'y avait évidemment pas lieu de faire cette adaptation vers plus de catastrophisme. Il suffit d'ailleurs de regarder les données en méthodes directes qui sont présentées ci-dessous pour s'en convaincre.

Absurde, incroyable, mais vrai, n'est-il pas?

 

 

3.1. Mortalité générale (toutes causes) : Pour ces deux dernières semaines d’enregistrement, la semaine 46, la mortalité toutes causes reste franchement en sous-mortalité, et ce pour toutes les tranches d’âge.

 

3.2. Mortalité attribuée au covid jusqu’à aujourd’hui, comparaison entre années 2020 à 2022. Tout apparaît normal et bas. Sa signification est assez absurde. Nous avons creusé cette question lors des Graphiques n°54. Je vous y reporte.

 

3.3. Ce graphique vous permet de ne pas utiliser d’attendu (ouf), mais de directement comparer les années les unes aux autres. Attention, les données n’ont pas été standardisées, il s’agit de données brutes.

Mortalité générale par tranche d'âge jusqu'à la dernière semaine d’enregistrement, la semaine 46. Ce sont probablement les graphiques les plus importants de toute la série. On sort de l'utilisation d'un attendu (méthode indirecte). On compare ici directement les années les unes aux autres (méthode directe, beaucoup mieux). Comme on peut le voir, les 6 séries se comparent actuellement assez bien sur les 4 dernières années.

 

De 0 à 74 ans, il n’y strictement rien d’anormal et donc rien à voir (malgré tout ce que vous pourriez entendre ...).

Pour les 75-84 ans, la petite surmortalité que nous avons pointée il y a un bon mois, est terminée depuis, au contraire.

Pour les 85 ans et plus, la courbe, par rapport aux trois autres années, apparaissait anormale, en surmortalité, depuis le mois de mars, puis une évolution en dent de scie est apparue. Depuis quelques semaines, nous sommes en franche sous-mortalité pour cette tranche d’âge. Cela semble être corrélé avec le ralentissement de la campagne de 4e dose chez les plus de 65 ans (attention corrélation ne veut pas dire causalité). Nous devons donc essayer de nous poser les bonnes questions.

(Car là, il se passait quelque chose pour cette population réellement fragile. Était-ce la 4e ou 5e dose du vaccin-thérapie génique, est-ce lié à des modifications de comportement causées par des pénuries et des carences telles qu'elles apparaissent aujourd'hui (causées notamment par la forte augmentation du coût de la vie), ou autres. Les causes peuvent et sont, dans le cas des personnes âgées et fragiles certainement multiples.

Pour pouvoir "estimer" une mortalité post-4e dose du vaccin-thérapie génique, la première chose à faire serait assez simple : connaître le nombre de décès dans le 24 jours et dans les 60 jours qui suivent l’injection, idem pour les autres injections : les Anglais l’ont fait, pourquoi pas nous. Les données existent, il suffit de les rendre disponibles.)

 

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Conclusion

 

La situation reste banale, il n’y a pas et plus de problème covid en Belgique. La surmortalité générale (toutes causes) des 85 ans et plus est terminée depuis quelques semaines. Elle reste cependant un sujet de préoccupation, même si cette sur-mortalité était faible : elle a duré longtemps et ce n’est pas normal.

 

Par ailleurs, les données brutes de sciensano ne montrent aucune efficacité de la campagne de boosters (4e et 5e dose éventuellement), alors qu'elle couvre déjà environ 71% des 65 ans et plus. Au contraire même. Des soupçons scientifiques solides existent concernant l'absence ou quasi absence d'efficacité des vaccins-thérapies géniques et notamment le nouveau bivalent. De même que les effets secondaires de ces vaccins, à court, moyen et long terme restent un sujet de réelle préoccupation et de ce point de vue, on doit aller plus loin que le mépris actuel.

 

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Rédigé par Christophe de Brouwer

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